un blog qui collectionne les articles et infos et donne des avis sur Yoann Gourcuff (né le 11/07/86)-------- Claude Cabannes (écrivain-journaliste) :J'aime le joueur Gourcuff. Il m'émeut par son élégance, son allure ,son port de tête ,on sent l'artiste en lui qui ne demande qu 'à s'exprimer .Il y a une certaine tristesse ,une retenue qui me touche .------------ bienvenue,willkommen,welcome--

Coucou, à tous mes visiteurs

Ici,on parle de Yoann ,du club où il joue ,de foot,de L' OL ,de L' EDF, (et pour les autres , si vous le voulez ,on peut en parler dans les commentaires ) et bien sûr dans le respect des uns et des autres .
A LIRE: Si vous voulez que vos commentaires soient publiés :
Pas de commentaires sur" la vie
très privée" de Yoann ,ni sur des publications qui l'évoquerait sur des suppositions ,des extrapolations ou pour autre chose que le versant sportif hormis les actions en faveur d'associations ou si les infos viennent de lui par le biais d'ITW(,girondins tv,oltv ,c+,..etc ,reportages médias ou public pour des actions diverses et variées ).
Pas d'insultes ,ni de grossièretés ,ni d'allusions réprimées par la loi (raciste ,homophobes ...) SVP
Les photos ne sont pas ma propriété et dans la mesure du possible ,j'essaie de mettre le nom du photographe ou de l'agence il y a : Mrs Mouillaud ,Guiochon ,O et L ,Afp, Iconsport ,Maxxx ,OlGirzgones . ,Facebook ....Getty image .....et d'autres
J'aime le foot depuis longtemps,et je suis très heureuse d'échanger et de partager avec vous .
COCO
ps : un PSEUDO ou une INITIALE signant les com's me semble souhaitable ,c'est un minimum et cela facilite les échanges ! MERCI
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mercredi 11 février 2009

Yoann Gourcuff, entre génie et sex-symbol

France Info - 11 février 2009


Nouvelle icône gay... Des hebdos féminins qui se pâment devant ce beau brun ténébreux... A quelques heures de France-Argentine au Stade Vélodrome, gros plan sur la nouvelle coqueluche de l’équipe de France, Yoann Gourcuff, 22 ans.  


Yoann Gourcuff sous le maillot tricolore, le 14 octobre 2008 face à la Tunisie - © REUTERS / Charles Platia






Le strip-tease qu’il a offert à ses fans le 5 décembre dernier au stade Chaban-Delmas, ce n’est pas vraiment lui. D’ailleurs, Yoann Gourcuff "regrette" son initiative. Ces quelques enjambées en slip-noir-moulant-moulant élégamment marqué du numéro 20, lui ont pourtant valu un deuxième article en quelques semaines dans le magazine Têtu (voir ci-dessous).
Saluant "ses yeux de biche, ses mèches rebelles ou sa cuisse fuselée", la revue de la communauté gay venait de désigner le milieu offensif des Girondins "Bombe du Mois", digne successeur à ce titre de Cristiano Ronaldo. Pour autant, présenter Yoann Gourcuff comme la nouvelle icône gay à l’instar de Jean Galfione dans les années 90, serait réducteur.

Le sport dans la peau

Yoann est né à Ploemeur dans le Morbihan (en breton, Gourcuff signifie littéralement "homme doux"), d’un papa… entraîneur de football, et d’une maman ancienne basketteuse. Football ou basket ? C’est en s’appuyant sur un ballon de foot que le petit Yoann réussit à se relever pour faire ses premiers pas, aime à rappeler sa maman Marine.
Enfant et adolescent, Yoann a le sport dans la peau : badminton, tennis, ping-pong, natation, plutôt que math et français, se souvient son institutrice de CE2-CM1, Monique Nedellec. Très doué au tennis, Yoann opte pourtant pour le foot, sur les traces de son père Christian, actuel entraîneur du FC-Lorient.



La suite, tout le monde la connait : le Stade Renais où il arrive en 2001, une saison 2005-2006 où il explose, les clubs étrangers qui le courtisent, son départ pour le Milan-AC en 2006, son premier match sous le maillot tricolore l’été dernier. L’Italie, où Yoann Gourcuff connaîtra plus souvent le banc de touche que le gazon.
Au début de la saison 2008-2009, Gourcuff retrouve la L1, prêté aux Girondins par Milan. Un prêt avec option d’achat pour un montant de 15 millions d’euros. Des chiffres, des sollicitations, une popularité qui donnent le vertige : dans le clan Gourcuff, on aimerait que Yoann continue de s’épanouir les crampons au pied, mais qu’on lui fiche la paix en dehors de stades.
Loin du strip-tease malheureux de Chaban-Delmas après la victoire des Girondins face à Valenciennes, l’image-référence de la famille, c’est le champion de tennis Roger Federer : flamboyant sur les courts, respectueux de ses adversaires et très discret dans sa vie privée.
Reportage, interviews : Cécilia Arbona
Page web : Gilles Halais

lundi 19 janvier 2009

Yoann Gourcuff, décryptage d'un phénomène

S'il semble prématuré de prédire à Yoann Gourcuff un destin à la Zidane, force est de constater que le Breton apparaît plus constant que le champion du monde 1998 au même âge.
S'il semble prématuré de prédire à Yoann Gourcuff un destin à la Zidane, force est de constater que le Breton apparaît plus constant que le champion du monde 1998 au même âge. Crédits photo : AP

FOOTBALL - La nouvelle star de la Ligue 1, présentée comme le digne successeur de Zinédine Zidane, n'en finit plus d'étinceler.


Il a été l'homme du match contre le PSG (4-0), qui a permis à Bordeaux de revenir à un point de Lyon, avec une passe décisive et un but lumineux après une roulette et un double contact. Commentaire de l'intéressé : «L'action se déroule très rapidement. Je ne me suis pas posé trop de questions. C'est un but d'instinct.» Buteur, passeur… Il a déjà tout d'un grand. Décryptage d'un phénomène.
• Pourquoi explose-t-il cette saison ? Formé à Rennes, Yoann Gourcuff a parfait son apprentissage de 2006 à 2008 au Milan AC. Le champion d'Europe des moins de 19 ans, victime d'une forte concurrence chez les Rossoneri, avait presque connu une saison blanche l'année dernière. Prêté cet été à Bordeaux, il s'est vu confier les clés de l'entre-jeu par Laurent Blanc. Titulaire indiscutable dans un club évidemment moins huppé, il a eu la possibilité de s'exprimer à son poste de prédilection de meneur axial. Mis en confiance, il s'est construit un vrai physique lui permettant d'enchaîner les performances.
• Est-il en avance par rapport à Zidane ? La comparaison inévitable avec son glorieux aîné se justifie par ses exploits à répétition. Les deux joueurs à la morphologie similaire - ils mesurent 1,85 m - se ressemblent dans la gestuelle, dans la capacité à aimanter le ballon et à délivrer des passes décisives. C'est en Gironde que Zidane a éclos de 1992 à 1996. Zidane ? Un héritage lourd à porter : «L'épée de Damoclès, c'est la comparaison avec Zidane. Dès qu'il va faire quatre matchs moins bons tout le monde va lui tomber dessus. En montant en gamme, on s'expose plus ; c'est le piège  », analyse Gilles Dumas, directeur de SportLab Group, une agence marketing. S'il est prématuré de prédire à Gourcuff, un destin à la Zidane, force est de constater que le Breton apparaît plus constant que le champion du monde 1998 au même âge.
• Est-il déjà incontournable chez les Bleus ? Alors que Karim Benzema, l'autre grand espoir français, n'a pas encore complètement convaincu avec les Bleus, Gourcuff, six sélections, s'est déjà imposé chez les A. Il n'était pourtant encore que remplaçant avec les Espoirs en mars 2008… Pour sa première titularisation contre la Serbie, en septembre, il a illuminé le jeu des Bleus. Auteur d'un but, il a ensuite été déterminant contre la Roumanie, sauvant au passage la tête de Raymond Domenech.
• Quelle est sa marge de progression ? Outre sa capacité à gérer les temps forts et les temps faibles (voir ci dessous), il lui reste à s'imposer dans un grand club européen où la concurrence sera plus exacerbée qu'en France. À Bordeaux, le système de jeu est pensé pour lui.
• Va-t-il rester à Bordeaux ? Prêté aux Girondins avec option d'achat (15 millions d'euros), l'enfant de Ploemeur se garde bien de donner prise au jeu des spéculations. Les dirigeants du Milan AC, club auquel il appartient - où il touchait la saison dernière 1,20 M€ brut par an -, ont annoncé il y a quelques semaines leur intention de le faire revenir dans la capitale lombarde. «Je ne pense pas qu'ils veulent le récupérer. Pour eux, mieux il flambe, mieux c'est», confie un agent. Une certitude, Bordeaux est disposé à s'acquitter de la clause libératoire. Le principal intéressé sera-t-il d'accord pour continuer son aventure en Gironde ? «Si Bordeaux dispute la Ligue des champions la saison prochaine, il devrait rester une année supplémentaire. Il ne serait pas forcément judicieux de repartir à l'étranger. Surtout une année de Coupe du monde où il est dangereux de risquer une place de titulaire», poursuit l'agent. Si Gourcuff demeure en Gironde, son salaire estimé à 350 000 € mensuel devrait être réévalué.
• Quelle valeur a-t-il pour les sponsors ? Le Bordelais au sourire «ultrabright» attise les convoitises. Au point de voir un impresario essayer de doubler Didier Poulmaire, son avocat. «La différence entre un champion et une vedette tient à la capacité de la seconde à exister en dehors de la sphère sportive  », éclaire Gilles Dumas. L'actuel changement de statut de Gourcuff aiguise déjà l'appétit des annonceurs. «Nous privilégions les contrats ciblés où sa personnalité et ses aspirations seront mises en valeur. Il s'agit de créer une famille de partenaires accompagnant l'athlète plutôt que de multiplier les coups. L'argent n'est pas la première préoccupation de Yoann. L'idée étant que l'entreprise l'intègre à sa stratégie marketing», révèle Me Poulmaire. Éprouvée avec Amélie Mauresmo et Laure Manaudou, la méthode Poulmaire a conduit les parents de Yoann Gourcuff à solliciter son savoir-faire. Pour l'heure sous contrat avec Adidas uniquement, le Breton, qui a refusé quelques offres ces dernières semaines, pourrait s'engager sur la longue durée avec un opérateur de téléphonie mobile et devrait participer à une campagne sanitaire organisée par l'Union européenne et l'UEFA. ( le figaro)

lundi 12 janvier 2009

Mais où s'arrêtera Yoann Gourcuff

Auteur d'une superbe prestation, ponctuée d'un but splendide, lors de la victoire du BordeauxPSG (4-0), Yoann Gourcuff entame 2009 comme il avait terminé 2008. Sur les chapeaux de roue.



L'inévitable comparaison avec qui vous savez

Si Karim Benzema s'est imposé la saison dernière comme LA révélation du football français, l'attaquant Lyonnais doit aujourd'hui partager la vedette avec son collègue des Girondins de Bordeaux. Sur la lancée de sa première moitié de championnat, qui lui a permis d'intégrer l'équipe de France, Yohan Gourcuff évolue en effet un cran au dessus de tout le monde. En témoigne sa dernière sortie, dimanche face à Paris, où le jeune Breton aura encore livré un gros match, s'offrant même un but d'anthologie sur le 3-0, avec deux doubles contacts à l'entrée de la surface parisienne et une frappe imparable du pointu hors de portée pour Mickael Landreau. La grande classe.

Les comparaisons au Dieu Zinedine Zidane relèvent évidemment du cliché. Elles n'en sont pas moins inévitables. Bien des nouveaux Zizou ont été mis en avant ses dernières années, de Camel Meriem en passant par Samir Nasri ou Karim Benzema. Des parallèles plus souvent dus à l'origine ethnique des intéressés qu'à une vraie filiation dans le jeu. Mais s'il ne devait il n'y a voir qu'un seul successeur de ZZ, ce serait donc Gourcuff. De la même manière que Kobe Bryant s'est imposé comme le seul descendant de Mickael Jordan digne de ce nom dans la NBA. "Je concède une similitude sur des gestes précis. (...) J'ai conscience que certains de mes contrôles évoquent Zizou. Mais je ne fais rien pour, c'est naturel", avait d'ailleurs concédé Gourcuff, dimanche dans le JDD.

Gourcuff, c'est cadeauPlus le temps passe, et plus les 15 millions d'euros de clause libératoire fixé par le Milan AC dans le cadre du prêt de l'ancien rennais semblent dérisoires. Bordeaux devrait être disposé à s'en acquitter les yeux fermés. Reste à savoir si le principal intéressé sera d'accord pour continuer son aventure en Gironde. En cas de qualifications des hommes de Laurent Blanc pour la prochaine Ligue des champions, on peut imaginer que la réponse sera positive. Surtout dans une année de Coupe du Monde où il est dangereux de risquer de perdre sa place de titulaire.

Du côté du Milan, où Yoann est sous contrat jusqu'en 2012, on suit de prêt l'évolution du Français tout en se montrant évasif sur son éventuel retour en Lombardie. "J'ai reçu des textos de bonne année de la part de dirigeants et de Massimo Ambrosini, avec qui je suis en contact régulier", confiait d'ailleurs Gourcuff, toujours dans le JDD. "Ensemble, on parle de tout et de rien, jamais d'un possible retour à Milan. Mais je n'ai rien reçu de la part d'Ancelotti (l'entraîneur)." Avec de telles prestations, le Mister du Milan va peut-être finir par changer d'avis...(fluctuat net)

lundi 5 janvier 2009

Yoann Gourcuff : Breton de l'année 2008


Un enfant de la balle

5 janvier 2009
Le fils de l'entraîneur historique de Lorient. Le premier international breton depuis dix ans. Un symbole du rajeunissement de l'équipe de France. Avant tout cela, Yoann Gourcuff est un enfant de la balle, touché par la grâce du talent, guidé par la passion du jeu et porté par le goût de la compétition.
Un jour, il lui a fallu choisir entre le football et le tennis. La légende dit que c'est en février 1998, après sa victoire à l'Open Super 12 d'Auray, que Rafaël Nadal, onze ans et demi, opta définitivement pour le tennis. Battu au premier tour le lundi précédent, le seul Breton ayant franchi l'obstacle des qualifications était alors confronté au même dilemme. Yoann Gourcuff, plus jeune de cinq semaines que l'actuel nº 1 mondial de tennis, mit encore un an à se déterminer. Il le fit à front renversé de l'Espagnol. La pertinence des choix est une des qualités que les champions possèdent en partage.


« Il lui fallait une balle »


Quoi qu'en disent les astrologues, Yoann Gourcuff est du signe de la sphère. On peut en douter, opposer l'acquis à l'inné, évoquer l'influence extérieure, celle de l'environnement familial... Mais non, ça ne tient pas. « Son grand frère, Erwan, était plus attiré par la natation ou le vélo », se souvient Marine Thalouarn, sa maman. « Yoann, il lui fallait une balle. » La première qui ait laissé une trace dans la mémoire familiale était gigantesque pour un petit bonhomme de douze mois. C'était un ballon de foot noir et blanc formé de 32 panneaux de cuir cousus à la main, comme on les faisait alors. L'histoire remonte au siècle dernier. Une autre époque. Un temps où les familles participaient aux stages d'avant-saison. Un temps où les étés bretons étaient si chauds que les équipes de l'Ouest prenaient la direction des montagnes.


« Il était déjà précis »


Christian Gourcuff, entraîneur-joueur du Mans, avait emmené sa troupe à Morbier, dans le Jura. Tandis que les footballeurs « footballaient », les enfants batifolaient dans l'herbe grasse. Le petit Yoann, dans les parages immédiats de son premier anniversaire, poursuivait « à quatre pattes », un des ballons d'entraînement. Une main puis deux sur la grosse boule de cuir et il se redressa. Ce furent ses premiers pas. Balle au pied. Au fil des années, le ballon rétrécit. Sept ans plus tard, il était devenu un compagnon docile pour le petit garçon qui accompagnait son papa lors des entraînements d'un FC Lorient semi-professionnel. « Il était toujours derrière le but à jouer avec un ballon », se souvient Christophe Le Roux, le leader de l'équipe à l'époque. « Souvent, il adressait quelques frappes à Philippe Schuth, notre gardien. A la fin des entraînements, nous nous faisions parfois des passes. Il était passionné, il vivait pour le foot. » En désignant le petit muret jouxtant sa maison, sa maman esquisse un large sourire. « Il passait des heures à taper sur ce mur. C'était un besoin chez lui de shooter dans le ballon. » Ni les fleurs, ni les carreaux du voisinage ne s'en souviennent, car « il était déjà précis ». Ces exercices solitaires n'étaient qu'un pis-aller destiné à meubler entre deux matchs. Ceux joués dans la cour de l'école Lomener-kerroch, où la directrice Monique Nedelec n'a pas oublié ce garçon « au-dessus du lot mais pas personnel » ; ceux disputés dans les équipes du FC Lorient, où il a commencé à cinq ans en débutants, sans licence puisqu'on ne les délivrait déjà qu'à six.


« On peut remercier le grand-père de Diego »


Et puis, surtout, les « deux-deux » disputés avec ses copains de toujours, et d'aujourd'hui encore, Benjamin Perron, Dimitri Le Grand et Diego Yesso, dans la propriété du grand-père de ce dernier. Les arbres du parc se souviennent qu'il y avait du talent au mètre carré : tous ont joué au minimum en CFA 2 et deux d'entre eux ont été professionnels. « On peut remercier le grand-père de Diego, qui les invitait toutes les semaines. C'est peut-être lui qui a déclenché sa vocation », ose la maman. Peut-être remercier Diego lui-même, qui précéda son copain au Centre de préformation de Ploufragan (Côtes-d'Armor) en faveur duquel le petit Yoann se détermina lorsqu'il dut choisir entre la petite et la grosse balle. Les profs de tennis du Creps de Poitiers ne le verront jamais arriver.(le télégramme)

dimanche 4 janvier 2009

Yoann Gourcuff sportif breton de l'année

Yoann Gourcuff sportif breton de l'année


Sportif breton de l'année. Le meneur de jeu des Girondins de Bordeaux succède au palmarès à Laëtitia Le Corguillé.

Le championnat de Ligue 1 s'était étiré jusqu'au 23 décembre et un ultime déplacement (victorieux) des Girondins à Toulouse. Dans la foulée, Yoann Gourcuff a éprouvé le besoin de souffler. Loin de Bordeaux, loin de Lorient, loin du foot. Loin de tout. Une petite semaine de vacances, de break et de récupération en Thaïlande.

La remise du trophée de sportif breton de l'année, décerné par les journalistes sportifs bretons de la rédaction d'Ouest-France, s'est effectuée hier au domicile de son père Christian, le coach du FC Lorient, pas très loin de là où Yoann a chaussé ses premiers crampons. Il succède ainsi à Laëtitia Le Corguillé, vice-championne olympique de BMX à Pékin.

« C'est le plaisir qui a guidé ma saison. » Plus qu'un palmarès 2009 en béton armé, Yoann Gourcuff met en avant la passion et le bonheur qui l'ont accompagné douze mois durant. « Et tant qu'il y aura ce plaisir, les résultats devraient suivre ... » Avec Bordeaux d'abord, avec les Bleus ensuite, « si je suis sélectionné ».

Lentement mais sûrement. Patiemment mais avec talent. Il y a un an, les journalistes bretons de la rédaction sportive d'Ouest-France avaient placé Yoann Gourcuff sur la seconde marche des sportifs bretons de l'année. Une titularisation fracassante face à la Serbie en septembre 2008 avait marqué les esprits. Puis un an durant, le meneur de jeu des Girondins de Bordeaux n'a cessé de marquer les esprits. De confirmer match après match, tant en sélection qu'en club, tant en Ligue 1 que sur la scène européenne.

Yoann Gourcuff, en 2009, s'est aussi bâti un palmarès des plus enviables : le championnat de France de Ligue 1, la Coupe de la Ligue (face à Vannes, 4-0) et le Trophée des champions (face à Guingamp, 2-0). Individuellement, il a remporté l'Oscar du meilleur joueur de Ligue 1 2008-2009 (élu par les autres joueurs du championnat), le titre de footballeur français de l'année 2009 attribué par le bi-hebdomadaire France-Football.N'en jetez plus. Tiens ! Il aura 24 ans le 11 juillet prochain, jour de la finale de la Coupe du monde.

samedi 27 décembre 2008

Gourcuff, la classe récompensée



Imago
Notre rédaction vous a proposé d'élire le meilleur joueur de la première partie du Championnat de France de Ligue 1 2008/2009. Entre le 23 décembre et le 24 à midi, 2377 d'entre vous se sont prononcés pour désigner Yoann Gourcuff joueur de la première partie de la saison. Le scrutin a été plus que serré puisque, après double comptage des voix, le Bordelais devance Karim Benzema d'une toute petite voix !
1. YOANN GOURCUFF (Bordeaux) – 524 voix
Peut-on être prophète en son pays ? La réponse est oui. Plus qu'en Italie, répondrait même Yoann Gourcuff. Parti de Rennes vers le Milan AC en 2006, le fils de Christian est revenu cet été. Prêté par les Rossoneri aux Girondins de Bordeaux, le meneur de jeu a repris son envol et confirmé les promesses entrevues lors de ses débuts bretons. Dès sa première sortie en Ligue 1 sous le maillot au Scapulaire, le numéro 8 bordelais (3 buts, 5 passes décisives) a fait parler sa technique et son talent. Buteur et passeur, il a sorti les Girondins d'un mauvais pas (Caen, 2-1). Après cette première réussie, les belles performances se sont enchainées et, logiquement, Raymond Domenech a fait appel à celui qui, on ne peut s'en empêcher, a quelques points communs avec un certain Zinédine Zidane. Des gestes, des allures, un toucher de balle qui rappellent le meilleur joueur français de la dernière décennie. L'équipe de France a vite adopté sa belle gueule. La France du football aussi.
Aussi doué que discret, Yoann Gourcuff tranche avec les canons habituels et les autres jeunes footballeurs au comportement qui prête souvent à caution. Gourcuff n'a pas le verbe haut. Le garçon est poli, bien élevé et ne parle pas pour rien dire. Ses réponses, il les donne ballon au pied. Et se montre rarement hors-sujet. Si Bordeaux est aujourd'hui dauphin de l'Olympique Lyonnais, il le doit en partie à son stratège qui a réussi un sans-faute lors de la première partie de la saison. Seul échec, collectif celui-là, l'élimination des Girondins dès la phase de poule de la Ligue des Champions. Vu le casting du groupe (Chelsea, Roma), il n'y a cependant pas de quoi rougir. Et Gourcuff, 22 ans, aura d'autres occasions de goûter aux folles soirées de C1. Avec Bordeaux ? L'option d'achat du joueur s'élève à 15 millions. Pas grand-chose pour un tel joueur.(eurosport)

lundi 15 décembre 2008

octobre 2008 retour à lorient....souvenir

Yoann Gourcuff: le retour de l’enfant prodige
A 22 ans, Yoann Gourcuff a déjà tout connu. Entre ses années rennaises, son escapade milanaise et son prêt chez les Girondins de Bordeaux, l'ancien pensionnaire du centre de formation du FC Lorient a vécu les mille vies d'un vieux footballeur trentenaire. «En 2 ans, il a acquis une expérience que certains n'acquièrent pas en 15 ans», confirme son père, Christian Gourcuff, coach des Merlus lorientais.

Ne manquait plus au palmarès du jeune prodige qu'une sélection chez les Bleus. Le 20 août, Raymond Domenech exauce son vœu en lui faisant jouer quelques secondes du match amical Suède-France à Göteborg. Ce week-end, il est dans le groupe pour le match Autriche-France. Peut-être le début d'une longue histoire en bleu pour ce milieu qui a pourtant failli se perdre sur le banc de l'AC Milan.

Les sirênes de San Siro

En 2006, Gourcuff aurait en effet pu choisir le confort. Adulé par le Stade de la Route de Lorient après trois saisons dont deux pleines en Ligue1 (36 matchs et 6 buts en 2005-2006), il est réclamé par le champion de France lyonnais. A 20 ans, en fin de contrat avec Rennes, il préfère céder aux sirènes du Milan AC. Son père, adepte du beau jeu, l'a élévé dans l'admiration de l'entraîneur mythique Arrigo Sacchi. «Comment refuser une telle proposition? Il n'y avait rien de prémédité à son départ de Rennes, c'est tout simplement difficile de dire non à un de ses rêves», rappelle Christian Gourcuff. Le fiston va d'abord impressionner San Siro avant de se retrouver empêtré dans le milieu de terrain surchargé de stars des Rossoneri (Kaká, Seedorf, Pirlo, Gattuso ou encore Ambrosini).

A première vue, l'expérience milanaise n'a pas foncièrement changé Yoann Gourcuff. Toujours cette même belle gueule de Ronaldo breton, cette façon sage de répondre aux questions gentilles des journalistes et cette technique limpide balle au pied. Une impression démentie par son père. «A Milan, il a beaucoup évolué. Lors de sa première saison (21 matchs, 1buts), il a pas mal joué et s'est renforcé tactiquement, physiquement et dans sa lucidité à conserver le ballon. La deuxième année (15 matchs, 1 but), il a joué des fins de rencontres. Il a mûri mentalement car c'est très dur d'être jugé toute une saison en touchant seulement 3-4 ballons par match.»

Un rêve italien qui lui a sans doute coûté quelques sélections. Alors que Nasri, Benzema, et Ben Arfa ont commencé à prendre leur marque avec les Bleus dès 2007, lui n'a connu l'équipe de France qu'au mois d'août grâce à son début de saison tonitruant avec les Girondins. Une sélection où l'énième successeur de Zidane devra trouver sa place. «Il a des capacités comme joueur-relais, il peut alimenter des attaquants», déclarait Raymond Domenech pour jusitifier son choix. «Yoann peut jouer à beaucoup de postes différents. A Bordeaux, comme à Milan, il joue très avancé. Moi j'ai souvent pensé que son poste idéal serait d'être plus reculé, face au jeu pour lancer les autres, un peu à la façon d'un Pirlo par exemple», analyse Christian Gourcuff.

A 22 ans, déjà 5 saisons au plus haut niveau derrière lui, Gourcuff donne l'impression de démarrer une deuxième carrière. «Cette saison est très importante pour moi», confiait-il d'ailleurs lucidement à son retour dans l'hexagone cet été. Sa nouvelle vie démarre en tout cas très fort.

REUTERS ¦ Le Bordelais Yohann Gourcuff (à droite), à la lutte avec le parisien Jérôme Rothen lors de la victoire du PSG 1-0, samedi 16 août 2008, lors de la 2e journée de Ligue1
(via gourcuffenforce)