un blog qui collectionne les articles et infos et donne des avis sur Yoann Gourcuff (né le 11/07/86)-------- Claude Cabannes (écrivain-journaliste) :J'aime le joueur Gourcuff. Il m'émeut par son élégance, son allure ,son port de tête ,on sent l'artiste en lui qui ne demande qu 'à s'exprimer .Il y a une certaine tristesse ,une retenue qui me touche .------------ bienvenue,willkommen,welcome--

Coucou, à tous mes visiteurs

Ici,on parle de Yoann ,du club où il joue ,de foot,de L' OL ,de L' EDF, (et pour les autres , si vous le voulez ,on peut en parler dans les commentaires ) et bien sûr dans le respect des uns et des autres .
A LIRE: Si vous voulez que vos commentaires soient publiés :
Pas de commentaires sur" la vie
très privée" de Yoann ,ni sur des publications qui l'évoquerait sur des suppositions ,des extrapolations ou pour autre chose que le versant sportif hormis les actions en faveur d'associations ou si les infos viennent de lui par le biais d'ITW(,girondins tv,oltv ,c+,..etc ,reportages médias ou public pour des actions diverses et variées ).
Pas d'insultes ,ni de grossièretés ,ni d'allusions réprimées par la loi (raciste ,homophobes ...) SVP
Les photos ne sont pas ma propriété et dans la mesure du possible ,j'essaie de mettre le nom du photographe ou de l'agence il y a : Mrs Mouillaud ,Guiochon ,O et L ,Afp, Iconsport ,Maxxx ,OlGirzgones . ,Facebook ....Getty image .....et d'autres
J'aime le foot depuis longtemps,et je suis très heureuse d'échanger et de partager avec vous .
COCO
ps : un PSEUDO ou une INITIALE signant les com's me semble souhaitable ,c'est un minimum et cela facilite les échanges ! MERCI
Des libellés sont en bas de page pour faciliter des recherches ,un clic sur un mot et les articles concernés s'affichent


vendredi 18 juin 2010

Mondial 2010 : la réaction de Yoann Gourcuff


Quelques minutes après la défaite 2 à 0 contre le Mexique, Yoann Gourcuff, écarté du groupe, a accordé une interview à notre envoyé spécial Benoit Siohan. Il revient sur le naufrage des Bleus et sur son éviction.

Yoann, comment analysez-vous ce match?
«On a eu du mal à sortir le ballon, ils nous ont bien pressés. L'entame était plutôt bonne, mais à la fin de la première mi-temps on a senti que le Mexique commençait à prendre le dessus. Ils arrivaient mieux à ressortir le ballon alors qu'au début notre pressing les contenait. En deuxième période, il y a plus d'espaces entre nos lignes, ils ont pu développer leur jeu et on a été mis en difficulté.»

Comment avez-vous vécu le fait d'être remplaçant?
«Une grosse déception. En plus on perd, donc c'est une double déception. Sur les deux matchs, je pense que c'est une défaillance collective. C'est collectivement qu'on n'a pas été bon. Le foot c'est difficile quand on n'arrive pas à jouer ensemble.»

Comment analysez-vous le fait de ne pas avoir été titularisé?
«Je ne sais pas, c'est le coach qui prend des décisions. Sur le premier match, c'est vrai que défensivement on n'avait pas été mal mais qu'offensivement on n'avait pas créé grand-chose. C'est tout l'aspect offensif qui ne fonctionnait pas et c'est moi qui en ai fait les frais peut-être, je ne sais pas, je n'ai pas eu d'explication.»

Que faudrait-il changer pour qu'on voit une équipe émerger, avec un bon état d'esprit?
«Il faudrait une meilleure relation technique sur le terrain pour jouer vraiment ensemble. A l'image du Mexique qui joue ensemble à base de redoublements de passes. Ils n'hésitent pas à faire resortir le ballon de derrière, à jouer. Nous, on le fait trop peu. Souvent quand on est dans une situation d'attaque, on est impatient, on veut tout de suite faire la différence alors que des fois il faut essayer de garder le ballon dans le camp de l'adversaire, essayer de faire tourner pour faire courir l'adversaire et créer des brèches.»

L'impatience tient à quoi?
«On est souvent dans des situations de contre-attaque et on a du mal à permettre à toute l'équipe de remonter. Ensuite, quand on la perd trop vite, ça fait faire des allers-retours.»

On n'a pas l'impression que vous ayez travaillé tactiquement...
«Le coach a mis en place quelques situations. Et... voilà!»

Que vous a-t-il dit à la fin du match?
«Il n'a rien dit.»

Est-il compétent?
«Ce n'est pas à moi de juger de ça.»

Sur le plan comptable en tout cas c'est une mauvaise soirée...
«C'est une grosse déception mais ce n'est pas encore fini mathématiquement. Il va falloir marquer quelques buts. On s'était un peu rassuré défensivement contre l'Uruguay, mais là, c'est une grosse défaillance collective. On est très déçu. On va essayer de relever la tête et de tout lâcher pour le dernier match».

L'état d'esprit est-il suffisant pour relever la tête?
«C'est possible. Il faut faire honneur au maillot. C'est l'équipe de France, c'est une grande nation du football, il faut qu'on se bouge. Et puis il faut qu'on joue en équipe».

Avez-vous envie de jouer ce dernier match?
«Bien sûr, tout le monde a envie de jouer. C'est un match de Coupe du monde. On a tous envie de jouer tous les matchs, même le prochain. Tant qu'on peut encore se qualifier... » 
(le télégramme)

mardi 15 juin 2010

Le mystère Gourcuff

Ignoré par ses partenaires sur le terrain lors de la rencontre face à l'Uruguay, Gourcuff pourrait être sacrifié sur l'autel de la paix sociale. Ignoré par ses partenaires sur le terrain lors de la rencontre face à l'Uruguay, Gourcuff pourrait être sacrifié sur l'autel de la paix sociale.
Isolé au sein du groupe, rejeté par certains cadres et incapable d'entretenir une vraie relation technique avec Anelka, l'énigmatique Yoann Gourcuff traverse pour le moment le Mondial comme une ombre et a bien du mal à assumer le rôle de meneur.


Porter avec aisance le costume de Platini et de Zidane chez les Bleus n'est pas donné à tout le monde et le Bordelais est en train de l'apprendre à ses dépens. À 23 ans et seulement 21 sélections au compteur, Gourcuff découvre les contraintes d'une grande compétition internationale.
Vendredi contre l'Uruguay (0-0), il est apparu fébrile, emprunté, commettant des erreurs techniques grossières alors qu'il est considéré comme un orfèvre du jeu

Un joueur « ignoré »
La question est d'ailleurs sur toutes les lèvres depuis le début de la saison : où est passé le Gourcuff conquérant de 2008-09, celui qui avait gagné en un match (France-Serbie en septembre 2008) ses galons de titulaire en équipe de France ? Sorti d'une fin de saison calvaire avec Bordeaux, le Breton pensait évacuer ses malheurs en retrouvant la sélection mais l'embellie se fait cruellement attendre.
Mais au-delà des problèmes techniques, il y a surtout cette désagréable impression d'un joueur perdu, ignoré par les cadres de l'équipe de France. L e capitaine Patrice Evra avait ainsi résumé en peu de mots l'incapacité du N.8 français à se fondre dans le collectif. « Yo, je ne l'entends pas, a-t-il affirmé. Pour parler avec Gourcuff, il faut parler à Toulalan. C'est avec lui que je le vois rigoler » . Contre l'Uruguay, le boycott de Gourcuff par Anelka ou Ribéry a paru évident, les deux joueurs prenant un malin plaisir à l'éviter, même quand il offrait la solution la plus évidente.
Aux entraînements, le malaise est également perceptible. Gourcuff s'échauffe souvent seul ou effectue les exercices soit avec ses coéquipiers bordelais (Diarra, Carrasso, Planus), soit avec Toulalan.
Gourcuff, trop tôt comparé à Zidane, est-il victime de la jalousie de ses pairs, de son image de « beau gosse » ou bien paye-t-il tout simplement un mental trop friable ? Bixente Lizarazu estimait que le Bordelais était « trop effacé, trop gentil, sans doute trop bien élevé ». « Aujourd'hui, il doit montrer les dents et jouer des coudes », a-t-il ajouté.

Gourcuff sacrifié ?
Des considérations que balaye toutefois Patrick Rampillon, son formateur lors de ses années rennaises. « Je suis surpris. Chez les jeunes, il faisait plus que l'unanimité, explique-t-il. Il avait une disponibilité, un respect des plus anciens. Il n'y avait aucune faille dans son caractère et aucune alerte. Retenir du match contre l'Uruguay qu'il y avait un problème Gourcuff, c'est un peu fort de café » .
Raymond Domenech ne peut toutefois nier l'évidence et a notamment testé hier une nouvelle configuration avec Ribéry dans l'axe à la place de Gourcuff, Malouda occupant le côté gauche, juste après avoir aligné le Bordelais à son poste habituel. Avant le deuxième match contre le Mexique, le choix est simple pour le sélectionneur : maintenir coûte que coûte sa confiance à Gourcuff au risque de mécontenter ses cadres ou le sacrifier pour gagner la paix sociale.(nord éclair)

dimanche 13 juin 2010

MONDIAL 2010 : Gourcuff symbole du malaise des Bleus

  Depuis septembre 2008, Raymond Domenech fait invariablement confiance à Yoann Gourcuff. Sera-ce encore le cas contre le Mexique jeudi ?  Photo maxpp

Depuis septembre 2008, Raymond Domenech fait invariablement confiance à Yoann Gourcuff. Sera-ce encore le cas contre le Mexique jeudi ? Photo maxp

Mal à l'aise vendredi et depuis quelques mois chez les Bleus, le Bordelais est le symbole, mais pas le seul, des problèmes de cette équipe qui ne marque plus. Décryptage.
1. Des difficultés à passer le cap
Contre l'Uruguay, Yoann Gourcuff a paru dépassé par le contexte, le rythme, le niveau tout simplement de ce premier match de Coupe du monde. Pour son coéquipier bordelais Alou Diarra, cela s'explique : « Il est encore en phase de découverte du très haut niveau. Un contrôle de trop, une demi-seconde d'attente et c'est déjà fini. »
Et si Gourcuff touchait son plafond ? C'est un peu l'idée qui court actuellement dans le milieu du football français. La semaine dernière, dans une interview à nos confrères du site Internet de « L'Équipe », Aimé Jacquet a clairement exprimé ses doutes sur la capacité du jeune Breton à devenir le grand leader technique que cette équipe de France attend toujours : « Il a sans aucun doute la dimension internationale dans les jambes, mais sur le plan mental, ça reste à voir… »
Après l'extase de débuts internationaux particulièrement réussis et d'une première saison bordelaise éclatante, le temps du désenchantement est venu. Trop tôt annoncé comme le nouveau Zidane, le meneur de jeu bordelais tarde à confirmer ses promesses. Malheureusement pour lui et pour les Bleus, le temps n'attend plus en Coupe du monde.
Pour sa défense : Au même âge (23 ans, en 1995), Zinedine Zidane, à qui on l'a (trop) comparé, était à peine entré dans la carrière internationale (3 sélections, 2 buts). On connaît la suite.
2. Mis hors du circuit du jeu
Son caractère réservé, un certain manque de maturité, un statut de « nouvelle star » du football français qui a pu déplaire à certains de ses coéquipiers ? Yoann Gourcuff donne en tout cas l'impression de vivre à l'écart du groupe chez les Bleus, et même à Bordeaux.
Mercredi à Knysna, Jérémy Toulalan, dont il est proche, avait reconnu cette « différence » à demi-mots.
« Dans un groupe, des affinités peuvent se créer avec certains ou d'autres. C'est vrai que j'ai une relation privilégiée avec lui mais nous n'avons pas besoin d'être tous, les meilleurs amis du monde. Tant que l'équipe avance, ça va. » Le problème, c'est que cet isolement se traduit aussi sur le terrain maintenant. C'était sensible en fin de phase de qualification au Mondial. C'est devenu évident vendredi au Green Point Stadium, où Nicolas Anelka l'a par exemple ostensiblement ignoré, démarqué dans la surface de réparation (24e).
« Une interprétation » des journalistes pour Raymond Domenech, pourtant furieux sur le moment devant son banc de touche. Ribéry, aussi, tarde à le solliciter, alors que leur relation technique promettait beaucoup en 2008.
Or, une équipe, et particulièrement une attaque, se construit sur des affinités. Si la ligne entre Yoann Gourcuff et les autres continue d'être coupée, c'est toute l'animation offensive des Bleus qui restera en panne.
Pour sa défense : Le chapeau d'une attaque française en berne est trop grand à porter pour Gourcuff. Il répète souvent qu'il a besoin de mouvement autour de lui, et de toucher régulièrement le ballon pour exprimer ses qualités.
Anelka, en venant croiser dans sa zone, et Ribéry qui s'entête à vouloir forcer des portes fermées sont autant fautifs que lui.
3. Sacrifié contre le Mexique ?
Depuis septembre 2008, Raymond Domenech lui a invariablement accordé sa confiance malgré la perte progressive de son influence sur le jeu. En 20 sélections, il lui a laissé le temps de s'installer.
Mais contre le Mexique, jeudi à Polokwane, dans un match que les Français ne pourront pas se permettre de perdre, le sélectionneur n'en aura plus. L'enjeu, et le poids de ses cadres, pourrait le pousser à « sacrifier » Gourcuff au nom d'une nouvelle hiérarchie technique.
Au cœur du problème, le Bordelais paierait à la fois la panne offensive de son équipe, l'émergence d'Abou Diaby qui, comme Vieira avant lui, peut être un lien idéal entre défense et attaque, et le retour de Florent Malouda à un poste plus avancé.
Cela pourrait avoir pour avantage de dégager une place pour Ribéry, voire pour Henry, qui reviendrait à la pointe de l'attaque avec Anelka derrière lui dans le 4-2-3-1 remis au goût du jour vendredi au Cap.
Pour sa défense : S'il veut en faire le réel leader de jeu de son équipe, Raymond Domenech doit faire taire les egos, comme il l'avait promis avant la Coupe du monde, et confirmer Gourcuff à son poste.
Et surtout, lui placer un « vrai » avant-centre devant lui, ce que n'est définitivement pas Nicolas Anelka.(sud-ouest)

lundi 31 mai 2010

Gourcuff, le vrai envol ?

Lancé par Raymond Domenech il y a un peu moins de deux ans, Yoann Gourcuff est depuis devenu un incontournable de l'équipe de France. Pourtant, après des débuts réussis, l'influence du milieu de terrain bordelais a baissé avec le temps. Si on a parfois évoqué des problèmes relationnels avec certains cadres, sa saison chez les Girondins fut loin d'être flamboyante. Pourtant, dans le nouveau système du sélectionneur, le Breton pourrait bien exploser.

Yoann Gourcuff pourrait rebondir en Angleterre, à Arsenal, la saison prochaine. (Reuters) Yoann Gourcuff pourrait rebondir en Angleterre, à Arsenal, la saison prochaine. (Reuters)
L'explosion ? Prophète en son pays, où il fut notamment élu meilleur joueur de Ligue 1 en 2009, Yoann Gourcuff s'attaque désormais à sa première grande compétition internationale. Jeté sur le devant de la scène par Raymond Domenech au sortir d'un Euro 2008 catastrophique, le Breton a bien vite fait sa place dans l'effectif des Bleus, marquant notamment les esprits d'une superbe frappe sous la barre face à la Roumanie, le 11 octobre 2008 (2-2). Son visa tamponné, le Bordelais s'est depuis confortablement installé sous le maillot frappé du coq, le sélectionneur adaptant même son système en 4-2-3-1 pour lui.

Mais l'histoire s'est plus ou moins mise à bégayer depuis. S'il a brillé lors de sa première saison en Gironde, la deuxième fut plus compliquée, puisque le natif de Ploemeur a perdu en efficacité et s'est montré moins rayonnant au sein d'un effectif qui a terminé la saison 2009-2010 à l'agonie. Et cette perte d'influence s'est également ressentie chez les Bleus, où la désagréable impression qu'il était snobé par certaines stars de l'effectif s'est souvent fait ressentir, au détriment, forcément, du jeu des Tricolores. Certains observateurs estimaient même que le joueur débuterait le Mondial sur le banc.

Le 4-3-3 salvateur ?

Mais la préparation concoctée par Raymond Domenech pour cette Coupe du monde a bien l'air d'avoir changé les choses. A Tignes, on l'a ainsi vu rigoler et plaisanter en compagnie de Thierry Henry et Nicolas Anelka, comme un symbole de cette nouvelle entente qui semble habiter les Bleus. Mais le principal changement apporté par le stage est l'incontournable 4-3-3, mis en place par l'entraîneur français. Dans ce nouveau système, le "fils de Christian" a sa place toute chaude dans un poste de relayeur en compagnie de Florent Malouda, juste devant la sentinelle, Jérémy Toulalan.

Et les premiers pas de Yoann Gourcuff se sont montrés franchement satisfaisants, mercredi, face au Costa Rica (2-1). Plus reculé que lorsqu'il est meneur de jeu, le Girondin a le jeu devant lui et a ainsi plus le temps d'organiser. On l'a ainsi vu tenter sa chance de loin, une arme utilisée avec parcimonie jusque-là chez les Bleus. Autre conséquence du recadrage du groupe par Domenech, Gourcuff, spécialiste en la matière, tire désormais les coups de pied arrêtés, offrant ainsi dimanche soir la balle de l'égalisation à William Gallas contre la Tunisie (1-1).

Grand adepte de la langue de bois ne voulait pas revenir mercredi soir dernier sur sa performance personnelle contre le Costa Rica, préférant se concentrer sur le collectif. " Je pense que l'équipe a pris du plaisir. Au-delà même du résultat, on peut être satisfait de que l'on a produit ce soir. On s'est bien trouvé, on a joué dans les intervalles, il y a eu du mouvement, de la disponibilité", expliquait ainsi le Breton dans les couloirs lensois. Un constat positiviste qui s'est également ressenti chez tous les supporters, heureux de revoir une équipe montrant de l'envie et des idées. Reste désormais à confirmer en Afrique du Sud, autant pour l'équipe que pour Yoann Gourcuff, qui pourrait d'ailleurs en avoir besoin pour rebondir ailleurs après cela, Bordeaux ne disputant pas l'Europe la saison prochaine. 
(sport.fr )

vendredi 28 mai 2010

Toulalan - Gourcuff, ça roule


Yoann Gourcuff et Jérémy Toulalan, ici lors du stage de Tignes, ont beaucoup d’atomes crochus.  Photo AFP.

L’un doit prolonger à Lyon, l’autre le rejoindra peut-être. Pour l’heure, ils font bonne équipe chez les Bleus pour leur premier Mondial.
Adversaires à trois reprises cette saison avec leurs clubs respectifs, Bordeaux et Lyon, en championnat (une fois) et en Ligue des Champions (deux fois), Yoann Gourcuff et Jérémy Toulalan voyagent dans le même bateau en équipe de France. Proches dans la vie, comme sur le terrain, dans une connexion au milieu de terrain où s’intègre aussi Florent Malouda, les deux hommes, originaires de l’ouest de la France, s’apprêtent à disputer vendredi, leur premier match de Coupe du monde.
De notre envoyé spécial à Knysna
« Je suis impatient de commencer » admet Jérémy, confiant malgré les résultats des matches de préparation : « Plus on a avancé et moins on a concédé de buts. Dans l’ensemble je trouve qu’on est prêt même s’il nous faudrait au milieu lâcher plus vite le ballon et plus aller vers l’avant ».
A un moment où Yoann Gourcuff se retrouve de nouveau fragilisé chez les Bleus, peut-être par manque de complicité avec les attaquants notamment, Jérémy ne se prive pas de jouer les avocats : « Dans un groupe, on peut avoir plus d’affinités av ec certains qu’avec d’autres, moi j’ai une relation privilégiée avec Yoann, mais tout le groupe vit très bien, concentré sur l’objectif » affirme-t-il.
Statu quo
Et quand certains réclament du changement, Jérémy Toulalan ne se gêne pas pour afficher sa préférence. « C’est vrai que je suis au milieu, celui qui connaît le mieux ce système de jeu car c’est le même qu’à Lyon, mais on l’a travaillé et fait toute la préparation comme cela. Notre force est de pouvoir changer en cours de match, en revenant à d’autres systèmes que l’on connaît » ajoute-t-il.
Yoann Gourcuff, testé en position plus basse en 4-3-3 qu’en 4-2-3-1, semble militer lui aussi pour le statu quo, même si ça lui demande plus d’efforts défensifs : «  C’est aux entraînements que les automatismes se créent. Lors des matches, on a eu souvent le ballon, il faudrait pouvoir mettre plus d’intensité dans les enchaînements, aller plus vite, être plus présent devant le but, et ne pas hésiter à frapper, avec les trajectoires surprenantes du ballon ».
Si Domenech maintient sa logique des matches de préparation, les deux hommes devraient faire à nouveau équipe demain soir. Quant à savoir s’ils porteront le même maillot lyonnais après le Mondial, il faudra un peu patienter.
Jean-François GOMEZ.(republicain lorrain)

samedi 19 septembre 2009

Yoann Gourcuff le silence est d’or




Petit nouveau dans le star-system du ballon rond, le milieu de terrain des Girondins, 23 ans, ne donne pas d’interviews et entretient le mystère. Pudeur ou gestion d’images… Et si le meilleur joueur de l’année était condamné au mutisme ?
Par GRÉGORY SCHNEIDER
Que sait-on de Yoann Gourcuff ? Pas grand-chose. Disons : ce que le terrain - la dernière chose qu’on nous laisse regarder - veut bien montrer de lui. Gourcuff est né médiatiquement le 5 décembre 2008 quand, au terme d’un vague Bordeaux-Valenciennes (2-1) d’arrière-saison, le joueur a décidé d’improviser un strip-tease sur la pelouse du stade Chaban-Delmas. L’affaire a duré dix minutes pour s’achever en slip. Les images du Girondin (un brin replet quand même) ont boosté les connections de sites de partage vidéo pendant des semaines et l’intéressé a été nommé «bombe» du mois de décembre par le magazine homo Têtu. Gourcuff commentera l’affaire : «On m’en a pas mal parlé. Je me suis fait un peu chambrer là-dessus. Je n’y attache pas beaucoup d’importance, même si j’ai envie que les gens aient une bonne image de moi.»
A la recherche de Yoann Gourcuff, c’est l’histoire du meilleur joueur de Ligue 1, un type qui a durablement mis les finances des Girondins de Bordeaux dans le rouge (on parle de 360 000 euros mensuels) lors de la signature de son contrat en mai. Mais cette histoire s’écrit sans l’intéressé : Gourcuff ne parle pas. Ou peu, et jamais de lui-même.

«Une situation bizarre»

Subsistent des morceaux arrachés au bonhomme à l’issue d’un match, lors d’une conférence de presse à Bordeaux, ou pendant un rassemblement des Bleus à Clairefontaine. Une somme informe, parcellaire, dont on se rappelle deux choses : d’abord, Gourcuff en jeune homme pressé s’exfiltrant du stade de La Beaujoire, à Nantes, en redingote pied-de-poule et dans le véhicule d’un copain venu le chercher alors que ses coéquipiers, en survêtement et en rang d’oignons, étaient montés dans le car siglé Girondins de Bordeaux. Ensuite et fin, une conférence de presse donnée au stade Chaban-Delmas après un succès (2-1) face à Toulouse assorti d’un but inouï ; une sorte de dribble derrière le pied d’appui en repartant à 90° par rapport à l’angle de course initial. Il s’est pointé un brin ombrageux, le regard lourd, comme maquillé. Sur le foot, ce fut remarquable : «Il y a eu deux, trois secondes où j’ai vécu une situation bizarre. Le ballon n’était pas pour moi. Il n’était pas non plus pour mon adversaire direct. En fait, il n’était à personne. Ambigu.» Il vient juste de raconter son but. Et le reste ? On a droit à la spéciale du joueur, celle qu’il adresse à son interlocuteur à chaque question qu’il n’aime pas : il le regarde intensément par en dessous en entrouvrant légèrement la bouche. «Je n’ai jamais envie de parler de moi. Je ne maîtrise pas. Ça prend beaucoup d’énergie. Tout ce qui peut se dire ou s’écrire ne peut que perturber le foot.» Au bout d’une trentaine de minutes, on a cru entrevoir quelque chose. On a senti le gaillard un peu joueur. Comme si, de son point de vue, le personnage qu’il se compose lors de ce type d’exercice était à la fois inévitable et marrant.

«Potentiel médiatique»

Fermez le ban ? Non : les médias artillent de partout. Se jettent sur le père, Christian Gourcuff, entraîneur, aujourd’hui en poste à Lorient. Qui, lui, donne des interviews en série : «A 5 ans, mon fils se passait en boucle les vidéocassettes du Brésil de Pelé. Je suis sûr que cela l’a rendu sensible aux beaux gestes techniques.» Un psychologue spécialisé dans le sport, dans Ouest France : «Que son père soit entraîneur est une bonne chose. Le père est une personne-ressource. Il est important de savoir d’où l’on vient. Les racines font du bien.» Gilles Dumas, directeur de SportLab Group, dans le Figaro : «Son image tranche avec les canons actuels du football. Gourcuff n’a pas le style banlieue, casque sur les oreilles et look de rappeur. Son bon niveau d’éducation transparaît à chacune de ses apparitions. A lui d’exploiter son potentiel médiatique pour élargir le spectre de sa notoriété.»
Gourcuff se fiche complètement de sa notoriété et s’il a effectivement eu son bac Sciences et technologies industrielles à 18 ans, la plupart des joueurs qui crapahutent en Ligue 1 peuvent en dire autant. Mais bon, qu’importe : Yoann Gourcuff est toujours dans l’œil de celui qui le regarde. C’est aujourd’hui son secret. Attention : la règle vaut aussi pour ses parents, divorcés quand Yoann avait 13 ans. Le père est consulté sur la carrière du joueur et, plus généralement, les choses du ballon. La mère se charge du reste.
C’est elle qui, en 2006, contacte Didier Poulmaire pour prendre en main les affaires du gamin, sur la foi d’un article consacré à l’avocat d’affaires - et agent de Laure Manaudou - dans le Télégramme de Brest. Poulmaire, c’est un style : ce négociateur, parfois un peu borderline, a le mérite de prendre le foot pour ce qu’il est (un business) et d’être peu sensible à ce mélange d’infantilisation - «T’inquiète, petit, reste avec nous, tu toucheras le gros lot plus tard» - et d’empirisme dont le sport professionnel a le secret. Poulmaire, c’est aussi une méthode : faire disparaître ses clients - seul Adidas a aujourd’hui le joueur sous contrat, un partenariat antérieur à l’arrivée de son agent - pour créer un effet de rareté ; transformer le sportif en une sorte d’équivalent des stars de cinéma inaccessibles du siècle dernier.
Christian Gourcuff dit ça comme ça dans l’Equipe magazine : «En termes d’image, Poulmaire adhère à notre point de vue. Pas de profits immédiats mais des choses intelligentes et valorisantes.» De fait, Manaudou est devenue une icône people et a multiplié les partenariats haut de gamme (la holding de François Pinault, Lancel, la Société des bains de mer de Monte-Carlo) tout en perdant le sens de son sport.

L’internat sans une larme

Du point de vue d’un Poulmaire, Gourcuff, c’est encore mieux que Manaudou. C’est la page blanche. Et c’est le foot, les transferts à 40 millions d’euros, les commissions qui pleuvent comme à carnaval. C’est le grand monde : en mai, alors que le suspense sur la destination finale du gamin - Bordeaux ? Le Real Madrid ? Le Milan AC ? - est au summum, Gourcuff est vu à Lorient en train de déjeuner avec Alain Migliaccio, agent de stars (Zidane, Ribéry, Nasri…) et éminence grise du football français. Il faut savoir que Migliaccio se déplace rarement. Et quand il se déplace, on ne sait rien. Là, curieusement, le landerneau est au courant pratiquement en temps réel. Il faut se faire voir avec Gourcuff. Ceux qui le connaissent expliquent qu’il était moins disposé que pas mal d’autres - on euphémise - à mener ce genre de bal mais bon, ce genre de paradoxe, c’est toute l’histoire du sport.
Une enfance tranquille dans une banlieue pavillonnaire de Ploemeur (Morbihan) : un grand frère plus âgé de quatre ans et les gamins qui passent leurs journées à taper contre un mur un ballon de foot - le père est alors joueur professionnel - ou une balle de tennis, sport qui poursuivra Yoann longtemps : il y atteindra un excellent niveau, ce qui accréditera plus tard l’image d’une sorte de sportsman doué pour tous les sports de balle.
Yoann a 13 ans quand il file en internat au centre de formation de Ploufragan (Côtes-d’Armor) : ce jour-là, il ne verse pas la moindre larme, ce qui interpella ses parents. A 17 ans, il signe son premier contrat pro au Stade rennais, où son père entraîne l’équipe première. Sauf que Christian est viré : on explique alors à Yoann qu’il faut s’accrocher et faire la part des choses, le gamin reçoit le message cinq sur cinq mais divise ses éducateurs. Certains lui trouvent le sens du jeu. D’autres remarquent surtout sa lenteur : il semble décomposer ses gestes, comme si on le voyait sous la lumière d’un stroboscope.
Côté cour : une bagarre dans un bar (il expliquera avoir été provoqué), les premières petites amies et c’est tout. Yoann Gourcuff apparaît réservé, volontaire et tenace. Un jour de juin 2006, il fait le grand saut et signe au Milan AC, le Stade rennais récupérant 3,5 millions d’euros. Un détail : le matin même, le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, était encore persuadé de tenir le bon bout.

Le grand cirque milanais

En Lombardie, le petit gars de Ploemeur jure un peu dans le paysage. Tous ceux qui ont côtoyé le grand cirque milanais racontent la même chose : ces gars-là font peur. Elégants à en crever, les joueurs semblent se dissoudre dans une sorte d’ordonnancement réglé au battement de cil près, et où on ne distingue plus le dirigeant du footballeur, l’acteur économique du politique (berlusconisme oblige), la femme d’untel d’une attachée de presse ou d’une top model qui passe par là.
Pour un joueur qui sait du foot ce que la formation à la française a bien voulu lui inculquer, l’obstacle a quelque chose d’insurmontable. Gourcuff joue peu, se referme un peu plus et s’attire ce diagnostic de la cellule technique milanaise : le jeu étant la faculté à imprimer sa marque sur son environnement (le terrain et la coulisse sont liés), le Breton peut aller voir ailleurs. Dans France Football, le manager général du Milan, Ariedo Braida, résume l’affaire ainsi : «Peut-être n’a-t-il pas eu l’impression d’avoir la confiance totale et absolue de tout le monde.»
Gourcuff a résisté un peu, gentiment, à sa manière : ça se passe quand même souvent entre lui et lui. A deux kilomètres du centre d’entraînement de Milanello, il coupe la FM italienne et met à fond du Carlos Núñez - un joueur de musique celtique galicien - ou le bagad de Quimper. C’est bien la seule audace qu’on lui ait connue là-bas.

Ingénuité un peu crâne

Quand Gourcuff débarque en prêt - et en location, 1,4 million d’euros la saison - à Bordeaux en juillet 2008, c’est donc au titre de curiosité vaguement exotique, le mec qui a vu les vedettes milanaises jouer depuis le banc de touche, le type effacé, le fils de l’autre. On connaît la suite. Il y a dix jours, le gamin a encore franchi une marche : juste après le coup de sifflet final du match nul (1-1) arraché par l’équipe de France à Belgrade face à la Serbie dans un contexte incandescent, c’est lui qui est allé porter la parole tricolore au micro de TF1. En clair, il était mandaté par ses coéquipiers pour être, ce soir-là, le visage des Bleus. Et devant des millions de téléspectateurs, Gourcuff a fait du Gourcuff, en y mettant une ingénuité un peu crâne dont, par les temps qui courent (attaques incessantes contre Raymond Domenech, incertitudes quant à la qualification pour le Mondial 2010, bouderie de Franck Ribéry…), on avait un peu perdu le sens dans la maison bleue. Gourcuff est aussi précieux parce qu’il est neuf. Après Belgrade, son capitaine en équipe de France, Thierry Henry, lui a donc fait un compliment mesuré : «Il s’est mis au diapason.» En en disant le moins possible. Sur le moins de choses possible.
Partant, à quoi rêve-t-il ? Comme ça, on a l’impression qu’il ne le dira jamais. Ou bien seulement si la progression du joueur passe par l’exposition du bonhomme, ce qui n’est pas garanti : un Zidane, par exemple, a vite compris qu’il importait de ne surtout jamais donner prise et de grandir dans l’ombre. En attendant, si Gourcuff veut en passer par le ballon, il faut le suivre. Dans l’Equipe : «Sur un terrain, seul, je ne suis rien. Mes qualités sont faites pour jouer avec les autres. Je ne suis pas le genre de joueur à la Cristiano Ronaldo ou à la Ribéry, qui prend le ballon et dribble vingt-cinq mecs. Ce ne sont pas mes qualités. Et cela ne fait pas partie non plus de ma façon d’envisager ce jeu-là. Dans mon football idéal, il n’y a pas de dribble. Juste des passes. Pour moi, si on ne dribble pas, c’est positif. Parce que cela veut dire qu’il y a du mouvement, des partenaires disponibles, des décalages possibles.»

Eradiquer le désordre

On aurait tort d’y voir quelque chose de romanesque ou la recherche du paradis perdu : au vrai, c’est même exactement le contraire. Dans l’histoire du jeu, le dribble a précédé la passe. Et Gourcuff tombe pile dans la doxa moderne visant à éradiquer le désordre - à commencer par ce geste fantasque et par nature improvisé qu’est le dribble - au bénéfice d’une rationalisation de l’espace-temps. Là, on entend aussi le père. Yoann, sur Bordeaux : «C’est une chance de vivre à Bordeaux. La ville me ressemble. Les gens ne sont ni trop démonstratifs ni trop expressifs. Je suis posé, un peu pudique. Je suis Breton. A Bordeaux, tu sens qu’il n’y a pas que le foot. Il y a d’autres centres d’intérêt, donc on me laisse vivre. On ne s’occupe pas de ma vie privée. Les habitants sont bien élevés.» Cette obsession de la tranquillité, toujours. On se souviendra que les joueurs vedettes des années 2000 étouffent vite  
(libération.fr)

dimanche 6 septembre 2009

Gourcuff :j'ai pris du plaisir

BLEUS / YOANN GOURCUFF : « J'ai pris du plaisir »
Clément LEMAITRE
A Clairefontaine
Malgré le match nul concédé contre la Roumanie samedi soir, Yoann Gourcuff, le milieu de terrain des Bleus, a préféré retenir la qualité de jeu produite en première mi-temps. Avant de se projeter sur le déplacement en Serbie.  

Yoann Gourcuff, comment vous sentez-vous après le match nul de samedi soir contre la Roumanie (1-1) ?
C'est sur qu'on aurait préféré l'emporter. C'est comme ça. Il faut essayer de retirer le positif. Il y a eu de bonnes séquences de jeu, notamment en première mi-temps. On doit s'appuyer là-dessus car quand on joue comme ça, on devient très bon.

Comment expliquez-vous la maladresse de l'équipe de France devant le but ?
Je n'ai pas d'explications précises à donner. On s'est peut-être trop précipité. On a aussi eu un manque de réussite. Mais il ne faut pas lâcher et continuer à produire du jeu. Ça va nous sourire un jour.

Vous avez perdu le fil du match au moment où vous l'aviez en main…
On ne marque pas forcément dans notre meilleure période. On est plus performant en première mi-temps. Au niveau du jeu, c'est là qu'on a maîtrisé notre adversaire. Il y a eu beaucoup de disponibilité de la part des joueurs. C'est toujours plus facile de jouer au football quand il y a du mouvement. Après, on marque ce but qui nous fait du bien et derrière, il y a un certain relâchement physique et psychologique. On aurait dû continuer à mettre la pression sur l'adversaire. Quand on a marqué, on pensait avoir fait le plus dur.

Avez-vous eu peur, pendant le match, du hold-up ?

Dans un match de football, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Tout est possible. Mais ça aurait été difficile de perdre au vu de la physionomie du match. L'équipe avait quand même envie d'aller de l'avant pour marquer ce deuxième but.

« Nous ne sommes pas découragés »
Etes-vous découragé ?
Non, on l'aurait été s'il n'y avait pas eu de jeu et si on n'avait pas réussi à se faire plaisir. Personnellement, j'ai pris du plaisir sur quelques séquences de jeu en première mi-temps. On peut s'appuyer là-dessus. Sur quelques actions, on a eu le geste juste. Mais le gardien roumain a été excellent, il faut le reconnaître. Sinon, collectivement, ce n'est pas notre meilleure prestation depuis le début de la phase éliminatoire. Il y avait aussi eu des bonnes choses en Roumanie et contre la Serbie.

Avez-vous eu l'occasion de discuter avec Julien Escudé à la fin du match ?

Non, on n'a pas discuté. Ce type d'erreur peut arriver. Les Roumains ont eu un maximum de réussite. Julien Escudé va très bien, il n'y a pas de problème. Il n'a pas été touché psychologiquement.

Est-ce facile de se projeter directement sur la Serbie, quatre jours après la Roumanie ?

On a conscience qu'il y a des choses à améliorer. Il faut se souvenir des choses qui ont été positives sur le terrain. Là-bas, il faudra être solide défensivement et ne pas prendre de but.

« Etre les patrons sur le terrain »
Vous aviez battu la Serbie au match aller. Quelle sera la clé du match retour ?
Il faudra essayer d'avoir la possession du ballon. D'être les patrons sur le terrain. On devra faire courir l'adversaire, du jeu en mouvement et des séquences à une ou deux touches de balle, en multipliant les débordements. Il faudra avoir de la justesse dans les derniers gestes. Pour cela, on a des attaquants qui évoluent dans les meilleurs clubs européens.

Vous allez jouer dans une grosse ambiance mercredi prochain. Est-ce que cela vous fait peur ?
On va essayer de se concentrer sur notre jeu, de faire douter la Serbie, de bien jouer au football et d'être solide défensivement. On a un groupe de grande qualité avec des joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs du monde. Donc on ne sera pas impressionné par l'ambiance. Si on arrive à créer les mêmes décalages que samedi soir, cela sera très positif.

Est-ce qu'un match nul en Serbie serait un bon résultat ?
Tout dépendra de la physionomie du match. L'idéal serait de gagner à Belgrade.

La première place du groupe 7 est-elle encore accessible ?
Pour l'instant, on se projette juste sur le match de mercredi contre la Serbie. On se prépare mentalement à un gros combat. Il faut récupérer physiquement. Pour l'instant, c'est la seule chose à laquelle on pense