un blog qui collectionne les articles et infos et donne des avis sur Yoann Gourcuff (né le 11/07/86)-------- Claude Cabannes (écrivain-journaliste) :J'aime le joueur Gourcuff. Il m'émeut par son élégance, son allure ,son port de tête ,on sent l'artiste en lui qui ne demande qu 'à s'exprimer .Il y a une certaine tristesse ,une retenue qui me touche .------------ bienvenue,willkommen,welcome--

Coucou, à tous mes visiteurs

Ici,on parle de Yoann ,du club où il joue ,de foot,de L' OL ,de L' EDF, (et pour les autres , si vous le voulez ,on peut en parler dans les commentaires ) et bien sûr dans le respect des uns et des autres .
A LIRE: Si vous voulez que vos commentaires soient publiés :
Pas de commentaires sur" la vie
très privée" de Yoann ,ni sur des publications qui l'évoquerait sur des suppositions ,des extrapolations ou pour autre chose que le versant sportif hormis les actions en faveur d'associations ou si les infos viennent de lui par le biais d'ITW(,girondins tv,oltv ,c+,..etc ,reportages médias ou public pour des actions diverses et variées ).
Pas d'insultes ,ni de grossièretés ,ni d'allusions réprimées par la loi (raciste ,homophobes ...) SVP
Les photos ne sont pas ma propriété et dans la mesure du possible ,j'essaie de mettre le nom du photographe ou de l'agence il y a : Mrs Mouillaud ,Guiochon ,O et L ,Afp, Iconsport ,Maxxx ,OlGirzgones . ,Facebook ....Getty image .....et d'autres
J'aime le foot depuis longtemps,et je suis très heureuse d'échanger et de partager avec vous .
COCO
ps : un PSEUDO ou une INITIALE signant les com's me semble souhaitable ,c'est un minimum et cela facilite les échanges ! MERCI
Des libellés sont en bas de page pour faciliter des recherches ,un clic sur un mot et les articles concernés s'affichent


mercredi 14 mai 2008

L1 / BORDEAUX :  Gourcuff dans le viseur
Malgré la présence de Fernando Cavenaghi, David Bellion, Gabriel Obertan et autre Marouane Chamakh, les Girondins de Bordeaux devraient profiter de la prochaine intersaison pour renforcer leur secteur offensif. Le départ de Johan Micoud devra également être compensé  
Bordeaux n’a pas le temps de faire dans le sentiment. Quelques jours après avoir annoncé à Johan Micoud que son contrat ne serait pas prolongé, les Girondins scrutent déjà le marché à la recherche d’un élément - voire deux - capable de booster leur animation offensive la saison prochaine. Un clone de Johan Micoud en plus jeune ? Pas forcément. Mais davantage un joueur également susceptible d’évoluer sur le côté droit, et de concurrencer un Alejandro Alonso (qui intéresserait le Benfica Lisbonne) toujours aussi difficile à cerner.

Dans cette optique, Laurent Blanc aurait déjà plusieurs noms en tête, et certaines pistes auraient déjà été amorcées. Ainsi, l’entraîneur bordelais serait très intéressé par le profil de Yoann Gourcuff (21 ans, Milan AC) qui susciterait également les convoitises de l’AS Monaco, de l’Olympique de Marseille, de l’AS Rome, de Tottenham, de Villarreal et de l’Ajax Amsterdam. Le profil de l’international Espoirs français plairait beaucoup au « Président ». L’ancien Rennais, pour sa part, aurait mis de l’eau dans son vin, et ne serait plus opposé à un retour en France. La balle est dans le camp des dirigeants girondins. Les négociations porteraient sur un prêt avec option d’achat.

Yoan Gouffran (21 ans, Caen), Alex Witsel (19 ans, Standard de Liège), Karim Ziani (25 ans, Marseille) et, surtout, Jérémy Menez (21 ans, Monaco) figureraient également sur la « short-list » de la formation bordelaise. Sous contrat jusqu’en 2011, l’ancien Sochalien s’interrogerait sur son avenir sur le Rocher. Ricardo souhaiterait le conserver. Idem pour Jérôme de Bontin qui fonde de gros espoirs pour la saison prochaine. Mais ça pourrait ne pas se révéler suffisant pour l’ancien Doubiste, qui s’est déjà déclaré ouvert à un transfert en Gironde. Plusieurs équipes étrangères seraient aussi sur les rangs, mais Jérémy Menez ne serait pas contre une dernière expérience dans le Championnat de France. Agrémentée par la Ligue des champions si possible…(sport365)(Robert Langer)

mercredi 17 octobre 2007

Gourcuff dans l'impasse

Gourcuff déchante au MilanDans la foulée d'une première année pleine de promesses, la saison 2007/08 devait être celle de la confirmation pour Yoann Gourcuff. Prolongation de contrat, assurance d'un temps de jeu plus conséquent, le Milan AC semblait vouloir mettre son jeune français dans les meilleurs conditions pour poursuivre son développement. Après un peu moins de deux mois de compétition, la situation du breton ne s'est pourtant pas améliorée. Loin de là. Si bien que l'ancien Rennais commence à se poser des questions sur son avenir en rouge et noir.

On m'aurait menti ?"Il est vraiment important pour mon avenir que j'ai plus d'occasions de jouer. Si je jouais dans une équipe moins prestigieuse que Milan, peut-être que ce serait différent, mais je suis très heureux de jouer dans ce que je considère la plus forte équipe du monde", a déclaré Gourcuff ce week-end après un match amical disputé face l'Athletic Bilbao. "Comparé à ce que j'attendais cet été, je ne joue pas beaucoup, mais j'espère gagner du temps au cours de la saison."

Informé des états d'âmes du Francese, Adriano Gallianni, l'administrateur délégué du Milan, a tenu à recadrer le joueur tout en le rassurant sur les espoirs placés en lui. "Gourcuff a en partie raison lorsqu'il dit qu'il espérait obtenir plus de temps de jeu, parce que c'est ce dont on avait convenu avec le coach cet été. Mais c'était avant qu'on ait l'opportunité de signer Emerson. Gourcuff doit toutefois comprendre qu'il a la chance d'évoluer dans l'équipe qui a remporté le plus de trophées au monde, et s'il est vraiment aussi bon que ça, il doit être capable de se faire sa place. Quoiqu'il en soit, je comprends sa situation et je ne lui en veux pas pour ce qu'il a dit."

Une concurrence accrue
A l'occasion d'un vidéochat organisé ce mardi par la Gazzetta dello Sport, Silvio Berlusconi y est lui aussi allé de son petit message à destination du Français alors qu'on l'interrogeait sur le jeune brésilien Pato : "N'oubliez pas Gourcuff, c'est définitivement un joueur d'avenir." Mais c'est là le problème du Français, pas encore assez mature pour affronter la concurrence des Pirlo, Gattuso, Ambrosini, Brocchi, Kaka, Emerson et Seedorf.

Avec une petite titularisation depuis le début la saison (sur quatre apparitions), Yoann ne totalise pour l'heure que 156 minutes de jeu et a du coup perdu sa place au sein de l'équipe de France espoirs alors que Hatem Ben Arfa vient lui de passer chez les A. "La saison passée, j'étais très proche de lui mais à présent, il doit être bon, tout seul, et il doit démontrer sa valeur pour assurer le présent et le futur du Milan AC", déclarait il y a quelques semaines Clarence Seedorf. Le message est clair, maintenant c'est à lui de jouer.

mercredi 18 juillet 2007

Milan ,LDC

Gourcuff aux anges après la victoire du Milan en C1 (Panoramic)Malgré des début remarqués, notamment lors de la victoire du Milan face à l'AEK Athène en LDC, la première saison de Yoann Gourcuff sous le maillot Rossonero aura été globalement discrète. Titularisé à seulement 9 reprises en championnat, l'ancien Rennais a vu son temps de jeu s'étioler à mesure que les échéances devenaient de plus en plus importantes pour le club lombard, au point d'être laissé en tribune pour la finale de la Champions League remportée face à Liverpool (2-1) en mai dernier.
"Nous croyons en lui"
Mais alors que certaines rumeurs l'envoyaient il a quelques mois en prêt à l'AS Roma, l'international espoir a donc récemment prolongé son contrat avec le Milan AC jusqu'en 2012 et s'est vu promettre une bonne place dans le turnover de Carlo Ancellotti. "Le Français a d'excellentes capacités, il est encore en développement", déclarait ce mardi Mauro Tassotti, l'entraîneur adjoint, sur le site officiel du Milan. "Je pense qu'il peut occuper plusieurs postes au milieu de terrain, il a les qualités pour et nous espérons qu'il continue à progresser. L'an passé il a très bien commencé, puis il a eu un problème à l'épaule qui l'a gêné pendant une bonne partie de la saison. Nous croyons en lui comme nous croyons qu'Ambrosini fera encore une grande saison, c'est un joueur très important pour nous."
Face aux interrogations de la presse italienne, qui avait pourtant présenté Gourcuff comme "il nuovo Kakà", l'administrateur délégué du Milan, Adriano Galliani, a lui aussi réaffirmé l'importance du Francese à la Gazzetta dello Sport : "Sa prolongation est un choix stratégique, une marque de confiance. Je comprends la psychologie des footballeurs et Gourcuff a l'impression qu'il n'a pas été sélectionné en équipe de France parce qu'il était peu utilisé au Milan. Avec Ancelotti nous avons alors décidé de ne prendre aucun milieu de terrain et de compter sur lui."
Le Milan renonçant donc à recruter un milieu défensif supplémentaire, Yoann devra toutefois se montrer polyvalent pour faire son trou dans l'entre-jeu rossonero. "Emerson ou Motta auraient enlevé du temps de jeu à Gourcuff", a poursuivi Galliani. "Nous en avons parlé avec Ancelotti, qui est toujours prêt à étudier de nouvelles pistes, et nous considérons dans nos plans qu'il peut occuper le poste de Gattuso ou Ambrosini." En résumé, c'est désormais à Gourcuff de jouer.

vendredi 10 novembre 2006

italie encore ....

Yoann Gourcuff, buteur contre Athènes, retrouve la France et Lille, mardi soir. Lille tremble, la France va savourer. Le Milan AC, à l'occasion de la 2e journée de la Ligue des Champions, affronte le Losc, mardi soir. Une affiche alléchante qui verra Yoann Gourcuff fouler une pelouse hexagonale, quelque mois après son départ au-delà des Alpes. Arrivé à la surprise générale en Lombardie, le fils de Christian, l'entraîneur de Lorient, ne regrette pas ce choix. Auteur d'un début encourageant, il espère faire taire les critiques. Surtout les Français...

Sur le même sujet:
Un Francese qui brille
Football.fr : Yoann, vous voilà de retour en France pour la Ligue des Champions. Comment on aborde ce déplacement à Lille du côté milanais ?
Yoann Gourcuff : Le coach (Carlo Ancelotti, ndlr) m'a déjà demandé quelques renseignements. C'est drôle, à Milan, on ne connaît pas vraiment Lille. Alors, j'en ai profité pour lui dire que c'est une équipe avec un gros mental, qui ne lâche jamais rien. Ils respectent à la lettre les consignes de leur entraîneur Claude Puel, que je considère comme l'un des meilleurs techniciens. Il faudra vraiment se méfier.

Vous avez changé de monde en passant de Rennes à Milan. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris à votre arrivée ?
Le sérieux du club ! Ici, tout est chronométré et planifié. Je crois vraiment que Milan est incomparable dans le monde. Je peux vous dire que l'on ne rigole pas beaucoup pendant les entraînements. Mais ne vous inquiétez pas, mes coéquipiers m'ont très bien accueilli. Les dirigeants m'ont également permis de me consacrer uniquement au football en me trouvant un appartement et un professeur d'italien. On est vraiment très bien encadré.

On s'attendait à un départ timide de votre part, mais même pour votre premier match de Ligue des Champions, vous avez brillé (contre l'AEK Athènes il y a deux semaines).
C'est sûr que pour une première, il y a plus difficile. J'aurais bien aimé faire également des passes décisives. Car je suis plus un passeur qu'un buteur. Maintenant, même si je ne me prends pas encore pour "Pippo" (son coéquipier Filippo Inzaghi, ndlr), je suis extrêmement heureux d'avoir marqué.

"Jouer une saison en Serie B, ça aurait été vraiment décevant."

Le Milan, un bon choix de votre part : le début de saison vous conforte-t-il dans cette idée ?
Pour revenir sur ce sujet, je souhaite dire que c'était une décision mûrement réfléchie. Il est vrai, j'aurais peut être plus joué ailleurs (il a notamment été approché par le PSG, ndlr), mais lorsque le Milan AC vous appelle, c'est dur de refuser. Avec mon père (Christian Gourcuff, l'entraîneur de Lorient, ndlr), on a pesé le pour et le contre. Je n'avais surtout pas envie de laisser passer ma chance. Une opportunité comme celle-ci, cela ne se rencontre qu'une seule fois dans la vie. Alors oui, je vais peut être me retrouver de temps en temps sur le banc, mais une saison est très longue... Entre la Coupe d'Europe, la Coupe d'Italie et le championnat, le coach me donnera forcément du temps de jeu. A moi de répondre présent.

D'autant que le Milan a failli être rétrogradé en Serie B. Comment avez-vous vécu ces évènements ?
A ce moment là j'ai eu très peur. Un matin, les journaux italiens annonçaient que le Milan jouerai en Série B. Le lendemain c'était en Serie A. J'avoue que j'étais un petit peu stressé... Jouer une saison en série B, ça aurait été décevant. Vraiment. Heureusement, les dirigeants m'ont appelé et m'ont assuré qu'il n'y avait pas de problèmes.

Malgré le match nul de Milan à Livourne ce week-end (il n'a pas disputé la rencontre), les Rossoneri ont très bien débuté avec trois victoires. Quoique avec les huit points de pénalité, le Milan AC n'est pour l'instant que 12e...
C'est un handicap, mais je crois sincèrement qu'on réussira à accrocher une place en Ligue des Champions. On peut même encore rêver du titre, rien n'est perdu. Les joueurs sont très revanchards. Nous ferons tout pour rattraper l'Inter Milan et l'AS Rome, les deux favoris de cette saison (via gourcuffenforce)

samedi 28 octobre 2006

italie :souvenir

oOoOo





Tout a comm
encé mercredi, alors que sa nouvelle équipe affrontait, lors de la 1re journée de la Ligue des champions, l'AEK Athènes (3-0). Yoann Gourcuff, 20 ans, élégant et désinvolte, aligné d'entrée pour la première fois à cette occasion, a charmé le stade et marqué un but.

"Faites venir Gourcuff à ma table" : tard dans la nuit, Silvio Berlusconi, propriétaire du club, n'a ensuite pas résisté au plaisir de converser en tête à tête avec le jeune joueur. "Mon cher Yoann, vous avez le talent de notre Brésilien Kakà", l'a félicité, en français, l'ancien chef du gouvernement italien en l'accueillant dans la salle privée du restaurant Giannino. Timide, un rien embarrassé, Yoann Gourcuff a répondu : "Disons que, techniquement, je ressemble plus à Zidane qu'à Kakà, mais les comparaisons m'effraient."

Avant le match, Silvio Berlusconi avait pourtant affiché toute sa perplexité en apprenant que l'entraîneur Carlo Ancelotti avait décidé de titulariser un néophyte. "Gourcuff ? Vous en êtes sûr ?", interrogea-t-il. "Parfaitement", insista le coach. Le pari, audacieux, s'est avéré payant.

Fascinés par la personnalité tranchée de ce garçon à la frimousse propre, porte-drapeau rêvé du calcio "assaini" après les affaires, les médias italiens lui ont spontanément réservé un traitement inversement proportionnel à sa célébrité. La Gazzetta dello sport a barré sa "une" deux jours d'affilée de son patronyme aux consonances peu latines : "Urca, quel Gourcuff !" ("Fichtre, ce Gourcuff !") le jeudi et "Stregati da Gourcuff" ("Ensorcelés par Gourcuff") le vendredi. Un événement rarissime, comme l'explique Alberto Cerruti, journaliste de la Gazzetta : "Notre emphase s'explique par la volonté de proposer au public de nouveaux champions après le marasme. Gourcuff a une technique raffinée, un visage sain et ce petit quelque chose qui ne trompe pas."

Seul l'ancien meneur de jeu croate Zvonimir Boban, sur la chaîne à péage Sky, a tempéré l'enthousiasme collectif : "Avant de le juger, je veux voir Gourcuff à l'oeuvre contre une équipe plus solide que l'AEK Athènes."

La révélation du milieu de terrain breton a agi comme un baume calmant sur les blessures psychologiques du scandale Zidane-Materazzi, adoucissant l'acrimonie diffuse envers les Français depuis la finale berlinoise. Sa brillante prestation a permis aux dirigeants du Milan AC, taxés d'avarice, de défendre publiquement la qualité de leur campagne de recrutement estivale, jugée trop modeste pour compenser le départ à Chelsea de l'icône ukrainienne Andreï Chevtchenko.

Yoann devra désormais accepter les nuisances de son nouveau statut, induites par le désir incompressible des tifosi de tout savoir de leur héros. Les télévisions ont déjà révélé qu'il touche 1 million d'euros par an, qu'il vit dans un vaste appartement près du stade San Siro, que sa fiancée s'appelle Anne-Sophie, qu'il aime les magasins de meubles design et adore la musique celte.

Yoann Gourcuff a délibérément choisi de s'exiler en Italie : "J'avais reçu de nombreuses propositions, dont celles du PSG et de Lyon, dit-il, mais en mars les dirigeants milanais m'ont invité à visiter le centre d'entraînement de Milanello avec mon père. J'ai senti qu'ici, au milieu de champions affirmés, je pouvais devenir quelqu'un."

L'approbation de son père, Christian, entraîneur du club de Lorient (Ligue 1), et la nostalgie des soirées passées en famille à regarder à la télévision les parties du grand Milan AC dirigé par le tacticien Arrigo Sacchi ont modelé son intuition en conviction. Affaire conclue : le club lombard a versé 4 millions d'euros dans les caisses de Rennes et mis sous contrat le Français jusqu'en 2011.

Yoann Gourcuff sait à présent qu'il va devoir confirmer que ses 72 ballons joués avec maestria contre l'AEK Athènes n'ont pas été qu'un éclair dans la nuit. Son entente avec le Brésilien Kakà (16 ballons échangés) peut créer l'un des duos offensifs les plus percutants d'Europe. "Je suis heureux qu'on parle de moi, sourit-il. Depuis mon départ de Rennes, j'avais la sensation d'avoir été un peu oublié."(via gourcuffenforce)

jeudi 14 septembre 2006

Gourcuff enchante le Milan AC et l’Italie

"Une étoile est née" (La Stampa), "Le Milan découvre le magicien Gourcuff" (Tutto Sport), "Diable, quel Gourcuff !" (Gazzetta dello Sport). Ce jeudi matin, la presse transalpine n’a d’yeux que pour lui. Pour sa première titularisation sous le maillot du Milan AC, l’ex-Rennais Yoann Gourcuff a tout simplement été l’homme du match et grandement participé à l’éclatante victoire des Rossoneri sur l’AEK Athènes (3-0).




Profitant du turnover imposé par Ancelotti, l’international espoir, qui n’avait jusque là joué que 9 minutes en rencontre officielle, a magnifiquement relayé Seedorf. Omniprésent, Gourcuff a multiplié les combinaisons avec Kakà, réalisé de nombreux décalages et transversales millimétrées tout en ouvrant son compteur but d’une jolie tête pour ses débuts en Champions League.

Le père de Yoann, Christian Gourcuff l'actuel entraîneur de Lorient, a lui-même été époustouflé par son fiston. "J'ai été également surpris par la facilité de ses déplacements et son niveau physique, ce qui se retrouve dans son aisance technique. Sur ses deux derniers matches (avec les Espoirs, ndlr), il marque à chaque fois. Ce but, c'est son placement qui lui permet de marquer. Il fait d'abord une première passe à Gattuso, et après on sent que c'est parti pour lui".

Au delà de son rendement, la classe naturelle et la technique du joueur ont conquis les tifosi. Les journaux italiens, qui le présentaient dès cet été comme le "nouveau Kakà", ne s’y sont pas trompés en consacrant leur couverture à l’éclosion de ce nouveau prodige encore méconnu en France. De quoi donner des idées à Raymond Domenech ?

mardi 22 août 2006

interwiew de 2006



dommage!
Gourcuff : « Je ne vais pas prolonger mon contrat »

Après le départ certain de Frei, celui plus que probable de Källström, le Stade Rennais va devoir gérer le cas de Yoann Gourcuff qui a décidé de ne pas prolonger son contrat qui se terminera en juin 2007. Philippe Renault
LIGUE 1. Rennes. Le milieu de terrain rennais n'a pas trouvé d'accord avec son club pour prolonger son contrat qui le lie jusqu'en juin 2007. Il explique pourquoi. Entretien.
Yoann, vous êtes sous contrat avec le Stade Rennais jusqu'en juin 2007. On parle beaucoup de vous dans de gros clubs français et étrangers. Qu'en est-il exactement ?

Pour l'instant, je ne sais pas. La seule chose dont je suis certain, c'est que je ne vais pas renouveler mon contrat avec Rennes.

Pour quelles raisons ?

Le Stade Rennais a tardé à entamer les discussions ou à me faire une proposition. À la longue, je me suis dit qu'il ne s'intéressait peut-être pas tant que ça à moi. Que je n'étais pas une priorité. Il a fallu que les journaux parlent de moi pour que cela bouge. Il y a un an, quand je suis rentré du championnat d'Europe des 19 ans, je pense que si le club m'avait proposé une prolongation, j'aurai signé. Il y a quatre ou cinq mois, j'étais sûr de rester à Rennes.

Pourtant, si l'on en croit Pierre Dréossi, le manager général du Stade Rennais, le club a entamé les discussions il y a un an ?

J'ai effectivement lu cela depuis quelques semaines. Or les premiers contacts entre mon agent et le club ont eu lieu à la fin mars. Avec une proposition mi-avril et une seconde au lendemain du match contre le PSG, début mai.

Est-ce que votre décision est motivée par l'insuffisance financière de la proposition ?

Non. Je tiens à être très clair sur ce sujet. Ma décision n'est pas motivée par l'aspect financier. Si j'avais joué pour l'argent, je serais parti depuis longtemps. Par exemple lorsque mon père (Christian, ancien entraîneur de Rennes) est parti. D'ailleurs, j'en profite également pour souligner que ma décision n'est pas un acte de vengeance par rapport au licenciement de mon père. Et que, bien sûr, je prends conseil auprès de lui et de mes proches. Mais c'est moi qui décide au final. J'étais prêt à gagner moins que les sommes que l'on me propose ailleurs, aujourd'hui. Pour moi, le projet sportif et le plaisir de jouer restent prioritaires.

Doit-on comprendre que le projet sportif du club ne vous convient pas ?

On ne peut pas dire ça de cette façon. Depuis quelques semaines, j'ai rencontré les dirigeants (1). Je pensais qu'ils avaient plus de confiance en moi. Les discours étaient séduisants mais pas tous cohérents et sincères. On m'a parlé de devenir le joueur emblématique du club, de la Bretagne et même du siècle ! De porter le brassard de capitaine... Mais dans le même temps, j'ai la sensation de faire des bons matches et malgré tout je me retrouve sur le banc touche ou en CFA comme la saison dernière, sans la moindre explication. OK, je suis jeune, mais je peux comprendre. Au final, ça me fait douter. Je ne sens pas une vraie volonté de me garder et j'ai de gros doutes sur la volonté du club de me pousser vers le haut. J'ai même eu la sensation d'être un objet. On me proposait un contrat de deux ans pour me revendre un an après et faire de l'argent. Il y a mieux comme projet sportif... La seule volonté clairement affichée de me garder a été celle de l'actionnaire, M. Pinault (2).

Comment voyez-vous l'avenir dans les prochaines semaines ? Allez-vous demander à être placé sur la liste des transferts ?

Je ne peux pas répondre à cette question. J'ai fait part de ma décision aux dirigeants. Je ne renouvelle pas. Maintenant à eux d'étudier les offres et de voir.

Ne craignez-vous pas un bras de fer délicat avec le club ?

J'y ai pensé mais je crois aussi que les gens peuvent comprendre ma décision. Comme je ne trahis personne, j'ai moins peur.

Si vous étiez appelé à quitter Rennes, avez-vous une idée de votre destination ?

J'ai des idées, si je suis placé sur la liste des transferts. Je sais déjà que certains clubs français et étrangers veulent s'attacher mes services dès la saison prochaine. D'autres sont capables d'attendre ma fin de contrat.

Aujourd'hui êtes-vous soulagé d'avoir pris votre décision après quelques semaines de pression et de sollicitations ?

Lorsque les clubs ont commencé à s'intéresser à moi, j'ai été surpris mais cela ne m'a pas déstabilisé. Au contraire. Cela m'a boosté. Mais aujourd'hui, je ne suis pas soulagé. Je suis simplement déçu. Ce qui me tracasse le plus, c'est l'idée de partir à l'étranger si je dois partir. C'est sans doute plus simple de jouer dans un grand club français.

(1) Yoann Gourcuff a eu un entretien avec Laszlo Bölöni, un autre avec Pierre Dréossi et un dernier avec Pierre Dréossi et Emmanuel Cu
eff.

(2) Franç
ois Pinault devait être averti, hier, par le joueur de sa décision.


Quatre pistes confirmées à Milan, Arsenal, Paris et Lyon.

À ce jour, Yoann Gourcuff intéresse officiellement quatre clubs. Le Milan AC est sans aucun doute le plus prestigieux d'entre tous. Il y a aussi Arsenal et Arsène Wenger. Le club anglais n'a jamais caché son intérêt, même si aucune proposition concrète n'a été faite. Les deux derniers entrés dans la danse sont le Paris SG et l'Olympique Lyonnais. Guy Lacombe et Gérard Houiller, les deux entraîneurs, ne sont pas insensibles au talent naissant du joueur. Selon nos informations, un de ces clubs aurait transmis une offre au Stade Rennais pour recruter Yoann Gourcuff.

Recueilli par

Nicolas CARNEC.


Ouest-France du lundi 15 mai 2006
(via gourcuffenforce)