un blog qui collectionne les articles et infos et donne des avis sur Yoann Gourcuff (né le 11/07/86)-------- Claude Cabannes (écrivain-journaliste) :J'aime le joueur Gourcuff. Il m'émeut par son élégance, son allure ,son port de tête ,on sent l'artiste en lui qui ne demande qu 'à s'exprimer .Il y a une certaine tristesse ,une retenue qui me touche .------------ bienvenue,willkommen,welcome--
Coucou, à tous mes visiteurs
Ici,on parle de Yoann ,du club où il joue ,de foot,de L' OL ,de L' EDF, (et pour les autres , si vous le voulez ,on peut en parler dans les commentaires ) et bien sûr dans le respect des uns et des autres .
A LIRE: Si vous voulez que vos commentaires soient publiés : Pas de commentaires sur" la vie très privée" de Yoann ,ni sur des publications qui l'évoquerait sur des suppositions ,des extrapolations ou pour autre chose que le versant sportif hormis les actions en faveur d'associations ou si les infos viennent de lui par le biais d'ITW(,girondins tv,oltv ,c+,..etc ,reportages médias ou public pour des actions diverses et variées ).
Pas d'insultes ,ni de grossièretés ,ni d'allusions réprimées par la loi (raciste ,homophobes ...) SVP
Les photos ne sont pas ma propriété et dans la mesure du possible ,j'essaie de mettre le nom du photographe ou de l'agence il y a : Mrs Mouillaud ,Guiochon ,O et L ,Afp, Iconsport ,Maxxx ,OlGirzgones . ,Facebook ....Getty image .....et d'autres
J'aime le foot depuis longtemps,et je suis très heureuse d'échanger et de partager avec vous .
COCO
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ps : un PSEUDO ou une INITIALE signant les com's me semble souhaitable ,c'est un minimum et cela facilite les échanges ! MERCI
Des libellés sont en bas de page pour faciliter des recherches ,un clic sur un mot et les articles concernés s'affichent
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lundi 4 juin 2012
Renouvellement du contrat de Laurent Blanc,
primes des Bleus, éviction de Gourcuff, objectifs à tenir : Noël Le
Graët n’a esquivé aucun sujet lors de cet entretien. S’il se félicite
des premiers signes encourageants entrevus sur comme en dehors du
terrain, il met en garde les Internationaux : sans respect entre eux,
aucune chance de bien figurer à l’Euro.Celui qui le connaît le mieux, c’est quand même Laurent Blanc, puisque c’est avec lui qu’il a réalisé la meilleure saison de sa carrière à Bordeaux. Laurent lui a largement tendu la main. Il est aussi un peu blessé. Il est très très fort, mais il a un doute sur ses qualités. Il a du mal à entrer dans un groupe ou peut-être est-ce le groupe qui a du mal avec lui. Je ne sais pas où est la vérité, mais je vois bien que c’est difficile pour lui. Il aurait besoin de faire des choses qui le rendent plus heureux. Ce serait un grand malheur s’il n’y arrivait pas. Il faut lui souhaiter de bien se reposer et de soigner sa cheville. J’aimerais bien qu’il reprenne en toute confiance en début de saison prochaine.
http://www.leparisien.fr/euro-2012/noel-le-graet-si-les-bleus-n-ont-pas-une-estime-reciproque-ce-sera-complique-04-06-2
Chacun va interpréter les propos de Le Graët à sa manière, mais il y a deux phrases qui m'interpellent " sans respect entre eux,
aucune chance de bien figurer à l’Euro.""et l'autre" "Il a
du mal à entrer dans un groupe ou peut-être est-ce le groupe qui a du
mal avec lui. Je ne sais pas où est la vérité, mais je vois bien que
c’est difficile pour lui.""
J'ai le sentiment que Mr LG s'est rendu compte de certaines choses sur les internationaux et concernant ce qu'il dit sur Yoann ,c'est la 1ère fois que je lis que"" peut-être le groupe "" et pas seulement lui ! C'est la 1ère fois que quelqu'un se pose la question dans ce sens là ,et
pour moi ce n'est pas anodin ,lui aussi s'est rendu compte que Yoann
est zappé sur le terrain !!?
dimanche 3 juin 2012
Exclu :Gourcuff a demandé à Blanc de l’écarter
Exclu Europubfoot Gourcuff sans doute soulagé de quitter les Bleus
D’après nos informations,
Laurent Blanc aurait décidé de ne pas retenir Yoann Gourcuff tout
simplement car ce dernier lui aurait fait part de son souhait de quitter
l’Equipe de France, ne se sentant pas en mesure d’assumer la pression
qui entourait sa présence dans le groupe. En effet, personne ne
comprenait celle-ci compte tenu de la saison du milieu de terrain. Que
ce soit les médias ou le public, l’incompréhension était de plus en plus
forte après sa prestation mièvre face à l’Islande (3-2). De plus, ses
liens avec Jean-Pierre Bernès qui est également l’agent de Blanc
faisaient naître un début de polémique que les deux hommes (et surtout
Gourcuff) ont préféré éteindre par cette décision.
Blanc
souhaitait au départ écarter Mapou Yanga-M’Biwa et Marvin Martin,
faisant de Gourcuff un potentiel titulaire. Mais son ancien protégé lui a
donc facilité la tâche. La décision du sélectionneur de ne pas retenir
Gourcuff dans la liste des 23 est donc aujourd’hui plus compréhensible.
En effet, il était étonnant de voir que Blanc ait présélectionné le
milieu lyonnais pour ensuite l’écarter au dernier moment compte tenu du
statut du joueur. Par exemple, Blanc a évité de présélectionner Mamadou
Sakho pour ne pas le faire partir au dernier moment et a préféré prendre
Yanga-M’Biwa dont la décision de l’écarter ne risquait pas de
l’affecter comme cela aurait pu être le cas pour le parisien. Gourcuff
et Blanc ont ainsi convenu de se séparer à l’amiable, la pression se
faisant de plus en plus forte en promettant de ne pas dévoiler ce pacte.
Le breton lui a fait part de son souhait après France-Islande et les
sifflets dont il a fait l’objet lors de sa sortie.
Pour prétexter
et justifier ce départ, Blanc et Gourcuff ont décidé d’invoquer une
blessure à la cheville mais il n’en n’est rien. D’ailleurs on comprend
mieux pourquoi le sélectionneur n’a pas voulu, en conférence de presse,
s’attarder pour justifier le départ du lyonnais et semblait agacer quand
certains journalistes ont insisté…
( http://euro.pubfoot.com/2012/11391/info-gourcuff-a-demande-a-blanc-de-lecarter/ )
J'ai du mal à croire à cela !!
Dis-moi Papa, pourquoi les filles ont le droit de jouer au foot ?
Pas d'infidélité à Yoann ,car je crois qu'une partie des valeurs et état d'esprit des filles est proche de sa vision du foot et c'est ma manière à moi de rendre hommage aux filles de l'OL qui ont conquis le titre de Championne de France ,réalisant ainsi un triplé avec la coupe de France et La ligue des Champions !Bravo à elles et j'ai appréciée de les voir jouer ,de vraies techniciennes ,solidaires et qui plus est des jeunes femmes sachant rester "filles".
http://footentalons.wordpress.com/29 mai
Les médias l’ont bien compris et se sont
engouffrés dans la brèche. Dans une France où l’argent dérange, où le
PSG est devenu l’ennemi public n°1, l’amateurisme de ces jeunes femmes
plait. Considérées comme des quasi “esclaves” du football, presque SDF
en voyant certains articles, elles constituent la parfaite
représentation d’une volonté criante d’oublier Knysna et de montrer que
le football n’est pas que business (c’est à dire que dès qu’un club a de
l’argent, il n’a pas d’âme ?) .
Alors oui, les filles sont amateurs ! Oui
les filles sont passionnées. Mais est-ce une raison valable mais
surtout nécessaire de comparer leurs salaires à ceux des garçons,
comparer le jeu d’une équipe féminine à celui d’une Ligue 1 comme j’ai
pu le voir dans certains commentaires sur SO FOOT, L’Equipe et autres
médias sportifs ?
La société française n’est point encline
à apprécier le football féminin, à le connaître, à vibrer devant un
match. L’Allemagne ou encore les pays scandinaves ont une telle avance
sur nous que celui-ci semble démesuré, utopique. Certes, avec une petite
sœur jouant à un bon niveau, m’instruire et observer le football
féminin paraît plus facile et agréable pour ma part. Certes, le jeu est
plus lent, moins construit et moins technique. Posons-nous les mêmes
questions lorsqu’on regarde du handball féminin, du basket féminin ?
Nous profitons du spectacle et savourons les médailles mondiales ou
européennes voir olympiques !
Injustes sont les commentaires. Beaucoup
de filles en D1 bossent comme n’importe quel français moyen ou
footballeur amateur tout en s’entraînent durement chaque soir dans une
indifférence globale. Je n’ai pas envie de mettre cela en exergue mais
juste expliquer. Elles courent, elles travaillent tactiquement,
fréquentent la salle de musculation, rigolent, se charrient. Elles sont
comme vous mes amis, des passionnées de football. Néanmoins, les médias
continuent à parler que de finances, d’argent, de conditions au
détriment du jeu. Dans le football féminin, le jeu est plus décousu, les
espaces plus nombreux surtout dans les 25m. Les équipes sont quasiment
organisées de la même façon permettant de combler un manque de physique
ou de vitesse de certaines joueuses. Certains se découvrent une nouvelle
passion pour les féminines, allant même à clamer que le football
féminin est plus agréable que le masculin.
NON ! Je m’insurge contre cette idée.
Sans ce football masculin, sans ses émotions que seul le sport et le
football peuvent nous procurer, aucune fille n’aurait choisi ce sport.
Le public du football féminin est encore parfois trop tendre, hypocrite,
fermée. Il faut aussi reconnaître ses torts et les combattre. Le
football féminin manque certainement de vrais gueulards à la Patrice
Lair.
J’ai donc choisi dans cette lettre
ouverte de faire part de mon envie, de mon goût, de mon étonnement, de
mon mécontentement. Je veux prouver aux médisants que le sport est
possible pour tous et TOUTES ! Le football féminin à sa place au même
titre que le football masculin. Certes, il n’est pas encore rentable.
Mais ce qui importe c’est le jeu. La balle, les passes, les buts, les
joies, les peines, les victoires, les défaites. Toi, moi, nous, il,
elle, vous, ils mais surtout ELLES !
samedi 2 juin 2012
OL : Gourcuff, à quitte ou double
Evincé de dernière minute du groupe France pour participer à l’Euro, Yoann Gourcuff a vu ses espoirs de rédemption s’effondrer d'un seul coup. L’avenir s’annonce-t-il rose ou encore plus noir pour le Breton ?
La sentence est tombée mardi matin. Cruelle pour les sacrifiés,
libératrice pour les heureux élus. Et une nouvelle fois, Laurent Blanc a
pris tout le monde à contrepied en ne sélectionnant pas Yoann Gourcuff pour l’Euro 2012. Même si au regard de ses deux dernières saisons, le choix apparaît plus que rationnel « Si on juge Yoann Gourcuff sur sa saison, oui, c’est illogique qu’il soit sélectionné, assure Mathieu Chalmé, son ancien coéquipier à Bordeaux. Maintenant,
la vraie question c’est : est-ce que Yoann Gourcuff peut apporter à
l’équipe de France ? Le mieux placé pour y répondre, c’est Laurent
Blanc. » Le sélectionneur des Bleus a visiblement jugé que non.
Lâché par son seul allié ?
Pourtant sa présence inattendue dans la pré-liste et sa proximité avec Laurent Blanc laissait présager d’une toute autre issue. « Si Laurent le reprend, c’est qu’il a une petite idée derrière la tête, pronostiquait, avant la liste définitive, Eric Bédouet, le préparateur physique bordelais. Je sais pourquoi il l’a repris. Il doit penser qu’il est capable de le remettre en selle. » « Le seul qui lui remet le pied à l’étrier, c’est Laurent Blanc, insistait Tiburce Darou, son préparateur physique personnel. Parce
qu’il le connaît et qu’il a conscience qu’il a un grand joueur avec
Yoann. Et surtout, il n’a pas un joueur de la qualité de Gourcuff à son
poste. Même Nasri. Et si Gourcuff est plus faible que Martin, moi je
change de métier ! » Pôle Emploi devrait donc voir débarquer un nouveau postulant ces prochains jours…
Poulmaire : « Confiant pour son avenir »
L’Euro sonnait comme un ultime sursis pour un joueur en plein doute qui
a traversé ses deux dernières années de manière fantomatique. Ecarté à
la dernière minute de la sélection, Yoann Gourcuff
a reçu un énorme coup de massue. Lâché dans sa quête de rédemption par
l’un des rares à l’avoir toujours soutenu. A avoir toujours cru en lui. «
Psychologiquement, il était en attente de cette sélection »,
assure Christophe Lollichon, ancien recruteur des jeunes et entraîneur
des gardiens à Rennes, aujourd’hui à Chelsea. Mais Gourcuff saura-t-il
relever la tête ou va-t-il s’enfoncer un peu plus ? « Il a les qualités techniques et mentales pour se sortir de cette mauvaise passe, prétend Didier Poulmaire, avocat longtemps chargé de la gestion de sa carrière. C’est
un garçon déterminé, qui a un fort caractère et qui a toujours été
habité par cette volonté de réussir. Je suis confiant pour son avenir. » « Il a cette force de caractère pour rebondir, j’en suis sûr », prédit Lollichon. « On oublie vite tout ce que Yoann a fait à Bordeaux et même en équipe de France, se désole de son côté Bédouet. Il a fait des matches exceptionnels. Il retrouvera son meilleur niveau, j’en suis sûr. »
Lyon, un mauvais choix de carrière ?
Un optimisme qui n’habite pas tous ceux qui l’ont côtoyés. « Il a
quelque chose en plus. Il a des qualités au-dessus de la moyenne. Que ce
soit techniquement ou physiquement. Mais je pense que c’est un problème
mental », avance Chalmé. « Je pense que ça ne peut être qu’un problème de mental, insiste Pierre Dréossi, le manager général du Stade Rennais. Parce
qu’il ne peut pas avoir perdu ses qualités de footballeurs du jour au
lendemain. Il a besoin de sentir la confiance du coach et de ses
coéquipiers. Lui, plus que les autres. » Un avis partagé par Eric Bédouet qui avance surtout l’idée d’un mauvais choix de carrière. « Je
trouve qu’il s’est un peu perdu quand il est parti de Bordeaux.
Bordeaux, c’est une grosse famille. Tout le monde était derrière lui. A
Lyon, il est arrivé dans un club où de grands joueurs avaient fait des
choses avant lui. Il devait prouver. Et ça, je ne pense pas que ce soit
son truc, même s’il devrait être capable de le faire. Il faut qu’il se
sente aimé et en confiance pour réussir. » La confiance, c’est visiblement ce que Yoann Gourcuff n’a plus. En club comme en sélection. « Il n’y a pas de problème mental, physique… Ca, ce sont des inventions, s’insurge Tiburce Darou. Il faut juste qu’il joue, un point c’est tout. » C’est bien là tout le problème.
EdF: "Ribensri" dans la place !et des regrets pour Yoann
En
lisant le billet ,je me suis dit que nous n'écrivons et ne vivons pas
dans le même monde que ce Monsieur, mais pourtant malgré le filtre de la
télé et des médias ,nous avons perçu les choses d'une manière très
proche de la sienne. Pour
le moment les égos de ces messieurs se collent mais combien de temps
cette alliance durera-t-elle ,d'autant que Menez et HBA semble un peu
sur la touche ! Je crois que Giroud risque de voir des ballons lui
passer sous le nez à moins d'avoir Valbuena et Smartie avec lui . Je ne
crois pas que Benzema supportera un talent qui risque d'être plus fort
que le sien si on lui en laisse la possibilité .Les rois jouent dans des
clubs huppés et veilleront que cette hiérarchie comme en 2010 soit
respectée !Les trois Rois adoubé par Lolo dont ils vont bien servir
les intérêts, vont choisir ,et gare à ceux qui leur feront de l'ombre
,même si en apparence le groupe vit bien !! Quand ils vont tous se
retrouver dans ce nulle part qui va être leur camp de base en Ukraine
,entouré de marais ,où les moustiques pullulent ,rien à faire ou à voir à
l'extérieur ,loin de la ville ,(pire que Knysna ) en vase clos ,le
phénomène de clan va jouer encore plus et comme il n'y a pas de leader
positif fort comme l'a dit J-M Rouet(journaliste de l'équipe) ,le staff
devra être vigilant ! Mais je crois comme Mr Gemmour qu'il est déjà bien
tard ,si les résultats sont là ,tout cela sera masqué !
En ce sens ,je suis ravie que Yoann n'y soit pas !!
Prise
de pouvoir de Ribéry, Benzema et Nasri hier soir à Reims contre la
Serbie (2-0). RI(béry)-BEN(zema)-(Na)SRI ont profité du départ de
Gourcuff pour s’imposer dans le jeu des Bleus. Pour le meilleur,
visiblement. Et le pire ? "Ribensri", c’est le gendre de raccourci qui s’impose par
l’orthographe, mais d’abord par la réalité du terrain. Mes géniaux
confrères de l’Equipe parlaient avant le Mondial 98 , à propos de
l’atout des Bleus N°1, du "Djordane", contraction de DJOR-kaef et
Zi-DANE, avec référence évidente au crack de l’époque, Michael Jordan
(Chicago Bulls)... Voilà pour les présentations.
Place maintenant aux
épisodes sacrificiels dont l’histoire du foot et l’histoire du rock
regorgent. En gros, comment certains s’arrangent pour s’imposer sur le
dos d’un sacrifié. En rock, les Beatles ont vraiment décollé lorsque
Lennon a été débarrassé de son double, Stu Sutcliffe, beau gosse génial,
peintre et musicien qui complexait un max le futur leader des Fab Four.
Idem chez les Pink Floyd quand Roger Waters s’allia aux deux autres,
Mason et Wright, pour virer ce pauvre Syd Barett (bien ravagé, il est
vrai) pour installer son pouvoir en incrustant Dave Gilmour. Keith
Richards et Mick Jagger éliminèrent progressivement ce pauvre Brian
Jones (bien ravagé, il est vrai) pour prendre en main les Rolling
Stones… En foot, juste un exemple : le sacrifice évident de Ginola chez
les Bleus, puis de Cantona, pour laisser place totale à Zidane et
Djorkaeff ("Djordane", donc ) et surtout à Deschamps , devenu le boss en
lieu et place de Canto…
France-Serbie. Flash-back… C’était le 10 septembre 2008, un autre
France-Serbie au SdF. Yoann Gourcuff joue sa troisième sélection, il est
le meneur de jeu inspiré d’une équipe qui a mal débuté ses
éliminatoires du Mondial 2010 . Yoann est très bon et se démène pour
faire (bien) jouer ses deux attaquants, Henry et Benzema. Benz n’est pas
à la hauteur et sort à la mi-temps, remplacé par Anelka. Là, tout
change : Gourcuff, Henry et Anelka mettent le feu et inscrivent deux
jolis buts. Du banc, Benz a vu le superbe une-deux entre Yoann et Niko
qui aboutit au but du dernier. La France gagne 2-1 et se relancera dans
les qualifs… Symboliquement, c’est avant de jouer la Serbie hier soir
que Yoann a été "sacrifié" par Blanc deux jours plus tôt. Pour des
raisons évidentes de méforme trop rédhibitoire. Sauf que… C’est aussi et
d’abord sur le terrain que Yoann avait été "sacrifié". Non pas de façon
proprement volontaire de la part de Benzema, Ribéry et Nasri. Mais un
peu quand même. On connaît le lien évident qui lie sur le terrain et
dans la vie Benzema et Ribéry. On connaît aussi le lien plus "distendu"
entre Ribéry et celui qu’il a souvent appelé "Kourcuff" au lieu de
"Gourcuff".
Exit Yoann, le maillon faible…
Vincent Duluc, confrère de l’Equipe qui en connait un rayon sur la
vie mouvementée de Gourcuff chez les Bleus, a régulièrement démontré que
sur le terrain Yoann a souvent été "zappé" par ses chers coéquipiers en
équipe de France. Depuis qu’il avait commencé à être un des leaders de
jeu, soit vers 2008-2009, déjà. Jalousé par les uns, menaçant pour le
statut des autres, on a souvent été peu enclin à jouer avec lui, pour
lui… Hier soir, Ribéry, Benzema et Nasri s’en sont donnés à coeur joie :
une-deux, dédoublements, passes aveugles, permutations... Enfin
débarrassés du "gêneur" ? On objectera également (comme pour Brian Jones
et Syd Barett ?) que Yoann adopte aussi en Bleu la même attitude de
retrait qu’il a à l’OL : distant, solitaire, peinant à sympathiser
vraiment avec le reste du groupe. Dans cette situation de "maillon
faible", Yoann a perdu un rapport de force qui à la base lui était déjà
trop défavorable. Exit Yoann. Et dommage, quand même : j’espérais revoir
le Yoann inspiré qui s’était bien entendu au début avec Henry et
Anelka, puis avec Ribéry (super duo en Roumanie, 2-2 à Constanza), puis
avec Nasri (belle association avec Nasri à Wembley, 2-1)... Comment
Yoann va-t-il surmonter pareils échecs en Bleu et à Lyon ?
La prise du pouvoir de "Ribensri" ne s’est pas arrêtée au zapping de
Yoann Gourcuff. Le nouveau trio directeur des Bleus a aussi vassalisé
d’autres joueurs. Ribéry a enfin relégué son concurrent direct dans le
couloir gauche, Flo Malouda, recentré en retrait dans le milieu à
trois. Cabaye a été adoubé par les "trois as" en se mettant à leur
service, notamment dans ses relances et par un boulot défensif auquel
les trois nouveaux chefs sont un peu moins astreints. Cabaye a veillé
aussi à ne pas trop jouer dans la zone de Ribéry et Nasri, s’effaçant
même un peu dans la construction lorsque Samir décrochait un peu dans
une zone plus axiale… Enfin, la très bonne entente plus que
démonstrative entre Benzema et Ribéry condamne a priori la doublette
attendue entre Benz et Giroud. Pour Karim, c’est clair : contre la
Serbie, dans une configuration par moments à "deux attaquants devant",
son partenaire favori demeure Ch’ti Franck ! On remarquera qu’à la
sortie de Benz et Francky à l’heure de jeu, Samir se contentera plus de
"gérer" plutôt que de maintenir la formidable pression offensive
déployée avec ses deux compères en première mi-temps. Juste un hasard ?
Un nouveau leadership à bien recadrer
Alors ? Que dire de cette prise de pouvoir du "Ribensri" ? Que
globalement elle a pas mal marché. Les mouvements offensifs que le trio a
initié, bien secondé par Cabaye et Malouda, a vraiment généré beaucoup
de situations intéressantes. En première mi-temps, les une-deux rapides
entre Ribéry et Benzema, ainsi que les dédoublements Nasri-Cabaye ou les
échanges vifs de Malouda dans l’axe vers Benzema ou Ribéry ont
impressionné. Une circulation dense juste un peu freinée par les
deux-trois touches de balle individuelles au lieu d’un jeu à une touche,
un pressing haut très participatif (superbe récup ‘ de Reveillère sur
le but de Malouda), bref… tout ce que Lolo Blanc souhaitait voir mis en
place au niveau de la possession, du contrôle du jeu et du mouvement
constant vers l’avant. Au moins, pendant une première mi-temps, les
Bleus ont carrément marché sur un adversaire serbe il est vrai pas au
complet et en phase de restructuration. Un bémol : l’élément faible
évident du trio Benzema-Ribéry-Nasri, c’est bien sûr Samir. Toujours un
peu trop porteur du ballon, pas assez créateur et, par rapport à des Ben
Arfa ou Menez, manquant de vitesse dans le couloir droit (ceci-dit,
Debuchy ou Reveillère peuvent ramoner pour lui ce côté droit). Reste
que… Samir possède quand même la discipline tactique minimum en termes
de boulot défensif et de conservation au milieu. Il a aussi par rapport à
un Cabaye l’expérience et le vécu supérieurs d’un leader sachant quand
même prendre ses responsabilités dans les situations difficiles :
c’était le cas contre la Bosnie cet hiver (1-1), où il avait plutôt pas
trop mal surnagé et convertit en pleine tourmente le péno égalisateur …
Laurent Blanc semble avoir trouvé sa formule, son 4-3-3 basique
qu’il a toujours revendiqué, et son nouveau trio offensif auquel il a
confié les clefs du camion. Il n’aura échappé à personne que le
sélectionneur a rendu un hommage chaleureux et très prioritaire au trio,
dont il a explicitement cité les prénoms lors de sa conf’ d’après
match… Ribéry renaît, débarrassé à gauche de la concurrence de Malouda
ou d’autres. Nasri retrouve en gros son positionnement à Man City, avec
latitude pour décrocher ou se recentrer dans le cœur du jeu. Blanc lui a
même offert 90 minutes intégrales, un signal fort, témoignage de
confiance énorme. Malgré ses décrochages, Benzema conserve sa position
de pointe axiale, soutenu par son "pote" Ribéry. A ce propos, Lolo Blanc
est encore resté très évasif sur une éventuelle association
Benzema-Giroud : si elle ne s’opère pas contre l’Estonie, mardi
prochain, ne serait-ce qu’un quart d’heure, il faudra faire une croix
sur cette option pourtant séduisante sur le papier... Toujours sur le
même sujet, Laurent Blanc s’est-il plié aux éventuels desiderata de
Karim dans sa préférence manifeste de Ribéry plutôt que Giroud ? Après
tout, si ça marche, Lolo Blanc et les Bleus sont gagnants. Sauf que...
Le danger, ce serait l’installation en EdF d’un pouvoir abusif exercé
par le "trio directeur" qui multiplierait ses revendications tactiques
ou autres. Laurent Blanc parlait de groupe France, ensuite de noyau.
Attention que ne se crée pas une cellule… Un Ribéry trop sûr de lui
devient naturellement infernal pour le groupe (voir Knysna, voir aussi
les beignes filées à Robben au Bayern, etc.). Un Nasri ou un Benzema,
deux fortes personnalités tout auréolées de leur titre de champion en
Angleterre et en Espagne, trop sûrs eux aussi de leur leadership, ne
sont pas à l’abri d’excès de conduite ou de comportements nuisibles au
collectif, sur le terrain et dans la vie de groupe. Clairement, Laurent
Blanc doit veiller à ce que ne s’installe pas à nouveau une logique de
clans qui a trop pourri la vie des Bleus ces dernières années. Et le
"Ribensri" a certaines caractéristiques d’un clan en formation…
Chérif Ghemmour (http://www.eurosport.fr/cherif-ghemmour_blog165/edf-ribensri-dans-la-place_post1650706/blogpostfull.shtml )
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