un blog qui collectionne les articles et infos et donne des avis sur Yoann Gourcuff (né le 11/07/86)-------- Claude Cabannes (écrivain-journaliste) :J'aime le joueur Gourcuff. Il m'émeut par son élégance, son allure ,son port de tête ,on sent l'artiste en lui qui ne demande qu 'à s'exprimer .Il y a une certaine tristesse ,une retenue qui me touche .------------ bienvenue,willkommen,welcome--

Coucou, à tous mes visiteurs

Ici,on parle de Yoann ,du club où il joue ,de foot,de L' OL ,de L' EDF, (et pour les autres , si vous le voulez ,on peut en parler dans les commentaires ) et bien sûr dans le respect des uns et des autres .
A LIRE: Si vous voulez que vos commentaires soient publiés :
Pas de commentaires sur" la vie
très privée" de Yoann ,ni sur des publications qui l'évoquerait sur des suppositions ,des extrapolations ou pour autre chose que le versant sportif hormis les actions en faveur d'associations ou si les infos viennent de lui par le biais d'ITW(,girondins tv,oltv ,c+,..etc ,reportages médias ou public pour des actions diverses et variées ).
Pas d'insultes ,ni de grossièretés ,ni d'allusions réprimées par la loi (raciste ,homophobes ...) SVP
Les photos ne sont pas ma propriété et dans la mesure du possible ,j'essaie de mettre le nom du photographe ou de l'agence il y a : Mrs Mouillaud ,Guiochon ,O et L ,Afp, Iconsport ,Maxxx ,OlGirzgones . ,Facebook ....Getty image .....et d'autres
J'aime le foot depuis longtemps,et je suis très heureuse d'échanger et de partager avec vous .
COCO
ps : un PSEUDO ou une INITIALE signant les com's me semble souhaitable ,c'est un minimum et cela facilite les échanges ! MERCI
Des libellés sont en bas de page pour faciliter des recherches ,un clic sur un mot et les articles concernés s'affichent


mardi 22 août 2006

interwiew de 2006



dommage!
Gourcuff : « Je ne vais pas prolonger mon contrat »

Après le départ certain de Frei, celui plus que probable de Källström, le Stade Rennais va devoir gérer le cas de Yoann Gourcuff qui a décidé de ne pas prolonger son contrat qui se terminera en juin 2007. Philippe Renault
LIGUE 1. Rennes. Le milieu de terrain rennais n'a pas trouvé d'accord avec son club pour prolonger son contrat qui le lie jusqu'en juin 2007. Il explique pourquoi. Entretien.
Yoann, vous êtes sous contrat avec le Stade Rennais jusqu'en juin 2007. On parle beaucoup de vous dans de gros clubs français et étrangers. Qu'en est-il exactement ?

Pour l'instant, je ne sais pas. La seule chose dont je suis certain, c'est que je ne vais pas renouveler mon contrat avec Rennes.

Pour quelles raisons ?

Le Stade Rennais a tardé à entamer les discussions ou à me faire une proposition. À la longue, je me suis dit qu'il ne s'intéressait peut-être pas tant que ça à moi. Que je n'étais pas une priorité. Il a fallu que les journaux parlent de moi pour que cela bouge. Il y a un an, quand je suis rentré du championnat d'Europe des 19 ans, je pense que si le club m'avait proposé une prolongation, j'aurai signé. Il y a quatre ou cinq mois, j'étais sûr de rester à Rennes.

Pourtant, si l'on en croit Pierre Dréossi, le manager général du Stade Rennais, le club a entamé les discussions il y a un an ?

J'ai effectivement lu cela depuis quelques semaines. Or les premiers contacts entre mon agent et le club ont eu lieu à la fin mars. Avec une proposition mi-avril et une seconde au lendemain du match contre le PSG, début mai.

Est-ce que votre décision est motivée par l'insuffisance financière de la proposition ?

Non. Je tiens à être très clair sur ce sujet. Ma décision n'est pas motivée par l'aspect financier. Si j'avais joué pour l'argent, je serais parti depuis longtemps. Par exemple lorsque mon père (Christian, ancien entraîneur de Rennes) est parti. D'ailleurs, j'en profite également pour souligner que ma décision n'est pas un acte de vengeance par rapport au licenciement de mon père. Et que, bien sûr, je prends conseil auprès de lui et de mes proches. Mais c'est moi qui décide au final. J'étais prêt à gagner moins que les sommes que l'on me propose ailleurs, aujourd'hui. Pour moi, le projet sportif et le plaisir de jouer restent prioritaires.

Doit-on comprendre que le projet sportif du club ne vous convient pas ?

On ne peut pas dire ça de cette façon. Depuis quelques semaines, j'ai rencontré les dirigeants (1). Je pensais qu'ils avaient plus de confiance en moi. Les discours étaient séduisants mais pas tous cohérents et sincères. On m'a parlé de devenir le joueur emblématique du club, de la Bretagne et même du siècle ! De porter le brassard de capitaine... Mais dans le même temps, j'ai la sensation de faire des bons matches et malgré tout je me retrouve sur le banc touche ou en CFA comme la saison dernière, sans la moindre explication. OK, je suis jeune, mais je peux comprendre. Au final, ça me fait douter. Je ne sens pas une vraie volonté de me garder et j'ai de gros doutes sur la volonté du club de me pousser vers le haut. J'ai même eu la sensation d'être un objet. On me proposait un contrat de deux ans pour me revendre un an après et faire de l'argent. Il y a mieux comme projet sportif... La seule volonté clairement affichée de me garder a été celle de l'actionnaire, M. Pinault (2).

Comment voyez-vous l'avenir dans les prochaines semaines ? Allez-vous demander à être placé sur la liste des transferts ?

Je ne peux pas répondre à cette question. J'ai fait part de ma décision aux dirigeants. Je ne renouvelle pas. Maintenant à eux d'étudier les offres et de voir.

Ne craignez-vous pas un bras de fer délicat avec le club ?

J'y ai pensé mais je crois aussi que les gens peuvent comprendre ma décision. Comme je ne trahis personne, j'ai moins peur.

Si vous étiez appelé à quitter Rennes, avez-vous une idée de votre destination ?

J'ai des idées, si je suis placé sur la liste des transferts. Je sais déjà que certains clubs français et étrangers veulent s'attacher mes services dès la saison prochaine. D'autres sont capables d'attendre ma fin de contrat.

Aujourd'hui êtes-vous soulagé d'avoir pris votre décision après quelques semaines de pression et de sollicitations ?

Lorsque les clubs ont commencé à s'intéresser à moi, j'ai été surpris mais cela ne m'a pas déstabilisé. Au contraire. Cela m'a boosté. Mais aujourd'hui, je ne suis pas soulagé. Je suis simplement déçu. Ce qui me tracasse le plus, c'est l'idée de partir à l'étranger si je dois partir. C'est sans doute plus simple de jouer dans un grand club français.

(1) Yoann Gourcuff a eu un entretien avec Laszlo Bölöni, un autre avec Pierre Dréossi et un dernier avec Pierre Dréossi et Emmanuel Cu
eff.

(2) Franç
ois Pinault devait être averti, hier, par le joueur de sa décision.


Quatre pistes confirmées à Milan, Arsenal, Paris et Lyon.

À ce jour, Yoann Gourcuff intéresse officiellement quatre clubs. Le Milan AC est sans aucun doute le plus prestigieux d'entre tous. Il y a aussi Arsenal et Arsène Wenger. Le club anglais n'a jamais caché son intérêt, même si aucune proposition concrète n'a été faite. Les deux derniers entrés dans la danse sont le Paris SG et l'Olympique Lyonnais. Guy Lacombe et Gérard Houiller, les deux entraîneurs, ne sont pas insensibles au talent naissant du joueur. Selon nos informations, un de ces clubs aurait transmis une offre au Stade Rennais pour recruter Yoann Gourcuff.

Recueilli par

Nicolas CARNEC.


Ouest-France du lundi 15 mai 2006
(via gourcuffenforce)



vendredi 5 mai 2006

LE FILS PRODIGE : Yoann Gourcuff (Rennes)

  Yohann Gourcuff : une grosse activité au milieu.
Dans la famille Gourcuff, le père et le fils ont attrapé le même virus. Le père, Christian, entraîneur de Lorient, n'est plus à présenter. Le fils, Yoann, joueur à Rennes, bientôt plus. Depuis son apparition sur les terrains de L1 il y a un an, Yoann Gourcuff laisse entrevoir les prémices d'une belle carrière. Milieu de terrain polyvalent, il est doté d'une technique et d'une vision du jeu bien au-dessus de la moyenne. Le « fils de », en pleine phase d'émancipation, est en train de se faire un prénom.
Baigné dans un environnement où le ballon rond est forcément sacré, Yoann Gourcuff est tombé très jeune dans le bain de l'univers footballistique : « Mon père m'a amené en jour à l'entraînement avec lui. J'avais sept ans et ça m'a beaucoup plu. J'ai attrapé le virus ». Jusqu'à quatorze ans, le jeune Yoann fait ses classes à Lorient comme un élève doué avant de virer du côté de Ploufragan dans les Côtes-d'Armor pour deux ans de préformation. Lorsqu'il a 16 ans, papa Gourcuff est appelé au chevet du Stade Rennais pour tenter de redorer le lustre du club breton qui rêve d'Europe. Courtisé par plusieurs clubs pros, le gamin atterrit pourtant à Rennes dans les valises de son père, qui l'aurait bien vu poursuivre son cursus du côté de Nantes. « Rennes a eu un discours plus séduisant. Ils ont montré plus d'intérêt que les autres. Dans ma tête c'était donc clair ». Au centre de formation, il s'éclate avec les Faty, Bourillon, ses futurs coéquipiers chez les pros.

Sa formation auprès de Patrick Rampillon atteint son point d'orgue avec la finale de la Coupe Gambardella 2003. Rennes bat alors Strasbourg en finale (4-1) et il se révèle avec un but splendide sur coup franc. L'histoire a aussi noté que Christian Gourcuff faisait partie de la dernière équipe rennaise à avoir remporté ce trophée trente ans auparavant. Au centre de nombreuses convoitises de la part de clubs étrangers (Arsenal, Ajax...), il débute la saison suivante en CFA à Rennes avant qu'on lui propose d'intégrer le groupe pro pour un match amical. « Patrick Rampillon est venu me voir un soir dans ma chambre pour me dire que j'allais jouer un match amical avec l'effectif pro (contre Niort). Par la suite, on m'a appelé de plus en plus souvent pour participer à l'entraînement. Mon intégration a été progressive ».

Son arrivée chez les pros coïncide avec les bons résultats du club, Rennes finit la saison très fort passant de la 14e à la 8e place. « C'est vrai que d'arriver dans une bonne période m'a aidé. C'était le bon moment. Tout allait bien, l'équipe tournait à plein régime » se souvient-il. Comme un coup du sort, pour son premier match, le 7 février 2004 contre Auxerre, il remplace Cédric Barbosa à la 77e minute. Ce même Barbosa se blessera sérieusement en juillet et laissera une place vacante au milieu du terrain. A l'inter-saison, Laszlo Boloni lui réitère donc sa confiance en lui affirmant qu'il compte beaucoup sur lui. Il n'en fallait pas tant pour que le fils Gourcuff s'engouffre dans la brèche. « Je devais saisir ma chance » confie t-il. Au milieu, Etienne Didot, le défensif, Kim Kallström, l'offensif, et Yoann Gourcuff, le polyvalent, forme un triumvirat équilibré, dynamique et capable de maîtriser les vents.
Avec onze matches (4 titularisations et 7 remplacements) en treize journées, Yohann est sur une voie toute tracée. Son endurance, son aisance technique et sa formidable vision du jeu ont déjà fait mouche. Mais pour gagner sa place et devenir un titulaire indiscutable, il sait ce qu'il lui reste à accomplir : «Je dois rendre mon jeu plus rapide, jouer en deux-trois touches de balle seulement. Je dois aussi apprendre à terminer les actions quand je me retrouve en phase offensive. Défensivement, il faut que j'évite de me faire éliminer trop facilement et de ralentir le jeu» reconnaît-il volontiers. Quand on a un père qui fait partie des plus grands techniciens du football français, on ne manque évidemment pas de conseils avisés : « Il me dit surtout de me lâcher davantage. Je dois me libérer et surtout ne pas perdre de ballons ».

Son bon début de saison en fait une cible parfaite pour l'équipe de France espoirs. Il avoue pourtant n'avoir reçu à ce jour aucune nouvelle de René Girard, le sélectionneur. « Je n'ai pas d'écho pour l'instant. Si je continue comme ça, j'ai bon espoir d'être appelé avant la fin de l'année ». Bien ancré dans le milieu depuis sa tendre jeunesse, Yohann sait garder les pieds sur terre. Son plan de carrière n'est pas déjà écrit, ce qui l'aide à relativiser et à gérer la pression : « Je ne me projette pas dans le futur. La réussite d'un joueur dépend de tellement de paramètres. Mon seul souhait est de jouer un maximum de matches avec le Stade Rennais. J'ai envie de progresser afin de devenir un joueur important dans le groupe ». Sous contrat jusqu'en juin 2007 avec le club breton, Yoann Gourcuff a donc tout le loisir de penser plus sérieusement à la Liga espagnole où il aimerait évoluer un jour.

mardi 28 mars 2006

"Il faut que je confirme"Mardi, 28 mars 2006 :souvenir

yoann!



par Jean-Yves
Queignec
De Rennes



Yoann Gourcuff n'a pas vingt ans mais déjà une sacrée réputation. Il y a un peu moins d'un an, le milieu de terrain du Stade Rennais FC remportait avec la France le Championnat d'Europe de l'UEFA des moins de 19 ans en République d'Irlande. Après une campagne discrète en Coupe UEFA (élimination en phase de groupes), il partage la vedette, chez le météorique sixième de la Ligue 1, avec John Utaka (10 buts en 4 matches). Yoann en est à 6 buts et 4 passes décisives.

Tour d'Europe
Ce meneur de jeu racé est convoité par plusieurs clubs prestigieux. L'Arsenal FC, l'AC Milan, le Chelsea FC, l'AFC Ajax, le Tottenham Hotspur FC et l'Olympique Lyonnais se sont renseignés sur lui. Le fils de Christian, entraîneur du FC Lorient (L2), ne pense pour l'instant qu'à sa Bretagne... et aussi à l'Espagne.

uefa.com : Vous êtes en pleine réussite actuellement. Comment vivez-vous cette période ?

Yoann Gourcuff : Très bien. Mais il faut rester concentré sur la fin de saison. Il reste pas mal de matches. Entre chaque rencontre, il faut penser à récupérer au maximum pour être le plus frais et efficace possible sur le terrain.

uefa.com : Tous ces articles sur vous, qu'est-ce que ça vous fait ?

Yoann Gourcuff : Plaisir. Cela fait parler un peu plus de moi. Mais ça ne reste que des articles. Or, c'est sur le terrain qu'il faut prouver sa vraie valeur.

uefa.com : Par rapport à toutes ces louanges dans la presse, que vous dit votre père ?

Yoann Gourcuff : Rien ! Là-dessus, il ne dit rien. Il me dit juste si l'article était bien fait ou non.

uefa.com : Plus globalement, quels rapports entretenez-vous avec lui ?

Yoann Gourcuff : Il me donne des conseils, notamment après les matches. Il les visionne tous. Il me fait part de son avis. Quand je rentre à Lorient, je vais le voir. Parfois, on parle football, parfois, non.

uefa.com : Footballeur professionnel, c'est un métier dont vous avez toujours rêvé ?

Yoann Gourcuff : Non. Au départ, j'ai touché à tous les sports. J'aimais bien le football, le tennis, le ping-pong, le basket, l'athlétisme, etc. Par la suite, je n'ai pratiqué que le foot et le tennis. A 12-13 ans, j'ai dû faire un choix. Là, je me suis dit qu'il y avait un coup à faire dans le monde du ballon rond. Mais, franchement, je ne pensais pas, alors pas du tout, à devenir joueur professionnel. Pas plus tard que l'an passé, je poursuivais d'ailleurs des études de sports (STAPS). Mais, au niveau de l'emploi du temps, j'ai dû arrêter. C'était vraiment trop dur de concilier les deux.

uefa.com : Maintenant que vous avez atteint le sommet, que vous dites-vous ?

Yoann Gourcuff : Que j'ai de la chance. Je suis payé pour faire ce que j'aime. Tous les gens n'ont pas forcément cette chance et la plupart d'entre eux vont au boulot par obligation. En plus, notre métier paie plutôt bien. C'est vraiment l'un des plus beaux du monde. J'essaie donc d'en profiter au maximum. Car la carrière ne dure pas très longtemps.

uefa.com : Quels rapports avez-vous avec vos copains non-footballeurs ?

Yoann Gourcuff : Les mêmes qu'avant. Avec eux, j'essaie de parler d'autre chose. Cela me fait du bien pour sortir totalement du contexte et recharger ainsi les batteries. C'est pourquoi j'aime bien retourner sur Lorient après les matches. Dès lors, je reviens plus motivé, plus fort.

uefa.com : D'un point de vue général, quel regard jetez-vous sur votre parcours ?

Yoann Gourcuff : Pour l'instant, ce que je fais, c'est "pas mal" ! Mais attention : je n'ai rien fait. Je n'ai pas gagné le moindre titre, et c'est seulement ma première année en tant que titulaire. Cela se passe bien. Il faut que je confirme. Pour cela, je dois rester très concentré et très humble.

uefa.com : Là, depuis quelques semaines, vous crevez l'écran. Pourquoi ?

Yoann Gourcuff : Je ne sais pas. Peut-être est-ce le fait d'enchaîner les matches, ce qui me permet d'être plus en confiance. Je prends plus de responsabilités. Du coup, j'ai moins de pression. Je me fais plus plaisir. Cela se ressent et se voit sur le terrain.

uefa.com : Quoi qu'il advienne, cette saison restera à part puisque vous avez découvert la Coupe UEFA...

Yoann Gourcuff : C'est vrai. Il faut bien reconnaître que ce n'est pas pareil. Les matches sont particuliers, différents de ceux du Championnat. On rencontre d'autres types de football. C'est assez surprenant et enrichissant. Cela permet de progresser et d'aborder les matches différemment. Car on ne connaît pas ces formations.

uefa.com : Qu'avez-vous appris de la scène européenne ?

Yoann Gourcuff : A travers elle, j'ai progressé, je pense. Elle m'a permis de connaître un plus haut niveau. Ce que je retiens de cette expérience ? Il faut savoir être très malin et ne pas se laisser avoir par la provocation. Les adversaires étant beaucoup plus vicieux qu'en L1.

uefa.com : Cela donne-t-il envie d'y goûter à nouveau ?

Yoann Gourcuff : Ah, c'est sûr ! Le plus vite possible, ce serait bien. On verra. Le plus important, je le répète, demeure notre fin de saison (Championnat et Coupe de France). Pour le reste, on a le temps de voir.

uefa.com : Il n'empêche, vu votre forme du moment (cinq succès d'affilée), vous êtes sur le point de retrouver l'Europe, non ?

Yoann Gourcuff : On va voir. Il ne faut pas trop parler. Quand on parle trop, c'est alors que ça se passe moins bien. Malgré tout, c'est sûr, on a une belle fin de saison à réaliser. A nous de tout mettre en œuvre pour faire quelque chose de fort.

uefa.com : Comment expliquer que vous enchaîniez cinq défaites puis cinq succès ?

Yoann Gourcuff : Franchement, je ne sais pas. Je n'en sais rien du tout. C'est assez bizarre, effectivement !

uefa.com : Entre vous, les joueurs, que visez-vous ?

Yoann Gourcuff : (Sourire) On ne se donne pas d'objectifs. Il faut prendre les matches un à un et essayer de les remporter tous. On verra où ça nous mènera.

uefa.com : Vous êtes sous contrat avec le Stade Rennais FC jusqu'en 2007. Avez-vous envie d'y rester ?

Yoann Gourcuff : Je me sens bien ici. Tout se passe pour le mieux. Le plus important demeure les deux mois restants. Je préfère, et de loin, me concentrer sur le terrain. Tout ce qui touche à l'extra-sportif, je le laisse de côté.

uefa.com : Le fait d'être Breton peut-il, à l'instar de votre ami Etienne Didot, vous inciter à rester encore quelque temps à Rennes ?

Yoann Gourcuff : C'est sûr ! Après, il y a beaucoup de critères à regarder. Il est certain que le club numéro un en Bretagne, c'est Rennes. Je suis vraiment très content d'y évoluer.

uefa.com : Voyez-vous votre avenir à long terme ?

Yoann Gourcuff : Absolument pas. Je vis presque au jour le jour. Dans ce milieu, on ne sait pas ce qui peut se passer. Cela va souvent tellement vite... Alors, je préfère voir au fur et à mesure. Sans tirer de plans sur la comète.

uefa.com : Une fois votre carrière achevée, qu'adviendra-t-il ?

Yoann Gourcuff : Pfff ! Je ne sais pas du tout. J'habiterai en Bretagne... ou en Espagne !

uefa.com : On vous compare souvent à Zinédine Zidane. Quel effet cela vous fait-il ?

Yoann Gourcuff : Je ne prends pas cela très au sérieux. Car je n'ai rien à voir avec Zidane. Cette comparaison, il faut en rigoler. Pourquoi ? Parce qu'entre Gourcuff et Zidane, ce n'est pas le même football. Rien à voir !

©uefa.com 1998-2006. Tous droits réservés.(via gourcuffenforce)







mercredi 28 décembre 2005

Yoann Gourcuff: elu meilleur espoir par le Télégramme:souvenir

Meilleur espoir Yoann Gourcuff s'est fait un prénom
Yoann Gourcuff: elu meilleur espoir par le Télégramme « Meilleur espoir du Télégramme ? Cool ! » S'il n'est plus tout à fait un gamin comme un autre, qu'il gagne déjà sa vie et attire les regards, Yoann Gourcuff, 19 ans, footballeur au Stade Rennais, a les mots de son âge. En lui, il a également le potentiel d'un réel « espoir » du foot breton. Au moins.
« Humphhh ». On est en fin d'entretien, mais l'attitude de Yoann Gourcuff, ce mélange de sourire et de moue, ne trompe pas. Il attendait la question. « En tout cas, ça n'a pas été un plus ». On parle de son nom, donc de celui d'un entraîneur connu. « Ça a même été difficile quand je jouais à Lorient en jeunes alors qu'il était l'entraîneur du club. Des parents de joueurs disaient que j'étais pistonné et ça m'a fait un peu de mal. Ensuite, à Rennes, c'était également dur d'entendre les critiques sur son père. En plus, souvent, ce qui se disait n'était pas vrai. Ça a également été dur d'apprendre son licenciement par la presse. J'aurais préféré l'apprendre par lui, mais il n'était pas au courant ». Ainsi va la vie du football et Yoann Gourcuff en connaît déjà bien des aspects pour être tombé dedans tout petit. Footballeur par son père et basketteur par sa mère, il aurait pourtant pu virer tennisman, tant il semblait doué. Il fit définitivement le choix à 13 ans, en préférant la structure fédérale sport-études de Ploufragan à celle de Poitiers (tennis) qui le convoitait également. Depuis, celui qui n'était pas véritablement au-dessus du lot chez les moins de 13 ans du FC Lorient - il jouait alors attaquant - n'a cessé de progresser. Au point d'avoir pris racine en équipe de France jeunes dès l'âge de 16 ans.
Titulaire et buteur
Avec l'équipe des 19 ans, entraînée par Jean Gallice, il est devenu champion d'Europe en Irlande l'été dernier. « Un très bon souvenir » au sein d'une équipe dont il est le seul à avoir gagné depuis des galons de titulaire en Ligue 1. Car bien davantage que ce titre européen en bleu, la performance du jeune Lorientais est dans son affirmation en rouge et noir depuis le début de la saison. Seul Etienne Didot a joué davantage de matches. Et après un début de saison marqué par des rentrées encourageantes, il a gagné sa place en octobre et l'a conservée après le retour de Kallstrom. « J'ai pris davantage confiance et j'arrive à mieux gérer mes efforts, à savoir quand la garder et quand jouer à une touche de balle ». Il a aussi inscrit trois buts depuis le début de la saison, ce qui, pour un milieu de terrain de son âge, est plutôt pas mal. Son avenir ? Plus d'un club européen courtise déjà ce jeune espoir dont le contrat expire en juin 2007. « Je sais que j'ai encore tout à prouver », tempère l'intéressé, qui baigne depuis suffisamment longtemps dans le milieu du foot pour savoir que parmi les espoirs ceux qui confirment ne sont pas majoritaires.(via gourcuffenforce :un skyblog)

mercredi 30 novembre 2005

Gourcuff, prénom Yoann en 2005

Prénom : Yoann
Né le 11 juillet 1986 à Ploemeur
Taille : 1,85 m
Poids : 79 kg
Par Julien Gorenflot -  le 30/11/2005 

Champion d'Europe avec les moins de 19 ans en juillet, Yoann Gourcuff poursuit sa progression en L1. Auteur de son troisième but de la saison contre Toulouse, il y a une semaine, le fils de Christian Gourcuff est déjà devenu un joueur indispensable du Stade Rennais. Milieu de terrain élégant, il semble promis à un bel avenir.
La préférence pour Rennes
Dans cette équipe de Rennes qui fait la part belle aux jeunes (Didot, Briand, Faty, etc), le diamant le plus brillant est probablement Yoann Gourcuff. Champion d'Europe avec les moins de 19 ans, le fils de Christian Gourcuff a gagné une place de titulaire à Rennes depuis le début de la saison. Plus jeune joueur de l'équipe, il fait partie des plus jeunes joueurs de Ligue 1. Malgré un père footballeur puis entraîneur, Yoann Gourcuff a failli se lancer dans le tennis lors de son enfance. Doué pour les deux sports, Yoann a finalement opté pour le football : «Je me suis rendu compte à un moment qu'il serait peut-être plus facile de percer dans le foot, où je me débrouillais pas trop mal non plus.» Il intègre donc le club entraîné par son père, Lorient. «J'ai vraiment débuté le football au FC Lorient avant de rejoindre pour deux saisons le Centre de préformation de Ploufragan (Bretagne)» , raconte Yoann Gourcuff.
Lorsque Christian Gourcuff quitte Lorient pour Rennes, en 2001, Yoann intègre également le club. Il choisit Rennes plutôt que de rejoindre le FC Nantes, ce que lui recommandait son père. «C'est vrai, je n'avais pas caché ma préférence pour Nantes» , rappelle Christian Gourcuff. Le directeur du centre formation du Stade Rennais, Patrick Rampillon se souvient de cet épisode. «Comme son fils avait dû lui faire part de ses intentions, Christian (Gourcuff) m'avait demandé, lors de son arrivée : « Mon fils, il t'intéresse ?» Je lui avais répondu que s'il le fallait, j'irais le chercher à genoux. Il avait déjà une sacrée réputation. » Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Yoann Gourcuff n'a pas déçu. Buteur en finale lors de la victoire du Stade Rennais en Coupe Gambardella en 2003, Yoann Gourcuff signe son premier contrat professionnel la même année. «C'est ce qu'il avait de mieux à faire, admet son père. A Rennes, il bénéficie d'un bon cadre pour continuer à franchir les étapes.» Il est lancé en Ligue 1 par Laszlo Bölöni dès l'age de 17 ans. Il apparaît pour la première fois dans l'équipe professionnelle face à Auxerre le 7 février 2004, en entrant à un quart d'heure de la fin. Dès la saison suivante, il apparaît régulièrement en L1 : 21 matchs au total en championnat.
Les premiers buts
Il aura fallu attendre 2005-2006, et une trentaine de matchs, pour que Yoann Gourcuff inscrive son premier but en L1, à Monaco. «Déjà le fait d'être titulaire lui a donné la confiance, explique Christian Gourcuff dans Le Foot. Quand on est dans le onze, on est dans d'autres dispositions que quand on rentre. Ce but était important, puisque cela faisait un moment qu'il jouait et il n'avait pas encore marqué.» Après avoir disputé 14 rencontres (en 15 journées), Yoann a déjà inscrit trois buts cette saison. Dont le dernier contre Toulouse, particulièrement splendide. Il a ouvert le score d'une reprise de volée limpide de l'extérieur du pied qui a trompé Revault. Le déclic s'est peut-être produit en Irlande, lors du championnat d'Europe au cours duquel il a inscrit un triplé contre la Norvège. Christian Gourcuff estime cependant que son fils a démarré doucement la saison suite à ce championnat d'Europe. «Il a payé sa participation à l'Euro des -19 ans, une bonne expérience, mais qui a un peu hypothéqué son début de saison.»
Un peu plus de confiance et de maturité, après ces premières expériences, ont sans doute permis à Yoann Gourcuff d'affirmer davantage ses qualités. «Aujourd'hui, il a énormément progressé dans sa capacité à se mettre dans le sens du jeu, note Christian Gourcuff. Dans ses contrôles, déjà il s'oriente face au jeu, alors qu'avant il avait tendance à assurer, donc à protéger son ballon. Sa progression est régulière.» Ni n°10 à la Zidane, ni milieu défensif à la Vieira, Yoann Gourcuff est le joueur moderne type, qui sait évoluer dans les deux registres. «Pour moi, affirme Christian Gourcuff, dans le football actuel, les meneurs de jeu se situent au poste de milieu défensif, à ces postes qui servent de première rampe de lancement, qui font face au jeu. Son avenir se situe dans ce rôle-là, dans le style des grands milieux de terrain comme Redondo.»
Dans le sillage de Wiltord ?
Intelligent, élégant, visiblement doué, le jeune milieu breton a des qualités au-dessus de la moyenne pour un joueur de son âge. Dans un poste de milieu axial, il est déjà la plaque tournante du Stade Rennais, au côté de Kallstrom. Patrick Rampillon ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur son ancien protégé. «On voit tout de suite qu'il s'agit d'un footballeur haut de gamme, car il a tout pour lui : sens du jeu collectif inné, fluidité gestuelle, aisance, intelligence. Il est doté d'un talent créatif hors norme. Il fait certainement partie de ces joueurs capables d'aller très haut, comme d'autres qui sont passés par ici avant lui, tels Wiltord, Dabo ou Silvestre.» Un talent immense qu'il doit encore apprendre à utiliser. «Petit à petit, j'ai appris à canaliser mes efforts, car j'étais un peu trop foufou. Et puis j'essaie, à la demande de mon père, de fermer un peu ma gueule (sic), car j'ai un sale caractère sur un terrain.» En ce qui concerne le comportement en dehors du terrain, Yoann Gourcuff n'est pas dans les plus turbulents qui sont passés par le centre de formation, comme en témoigne Rampillon : «Lui, au moins, contrairement par exemple à Wiltord, il n'a jamais jeté de yaourt sur les portes.» Sur le terrain, «il a intérêt à se discipliner, prévient son père. Le déchet technique qu'il peut avoir est en grande partiedû à l'activité trop importante qu'il a sur le terrain. Il manque parfois de fraîcheur.»
Ambitieux, Yoann Gourcuff a finit de ronger son frein comme la saison dernière, où il faisait des allers-retours entre l'équipe A et l'équipe réserve : «Quand on me donne ma chance, que je suis content de ma performance et qu'après pendant deux mois, je suis en CFA, ça me freine un peu.» Comme beaucoup de joueurs, Yoann Gourcuff espère un jour évoluer dans un très grand championnat européen. Le milieu breton a d'ailleurs eu des contacts avec des très grands clubs il y a deux ans. «Quand il a signé pro en novembre 2003, il y a eu des contacts avec des clubs étrangers (Valence, Arsenal et l'Ajax Amsterdam)» , rappelle Christian Gourcuff. Le fils de l'entraîneur lorientais a fait le choix de rester à Rennes, ne suivant pas l'exemple de Silvestre ou Dabo. Pour l'instant. «C'était moins risqué de rester en France que de partir à l'étranger où j'aurais pu m'effacer complètement. C'est plus facile de s'imposer à Rennes qu'à Arsenal ou Valence. Même au niveau de la vie, je ne sais pas si j'aurais aimé partir si jeune dans un pays étranger.» Ce n'est probablement que partie remise, Gourcuff imitera sans doute ses glorieux aînés qui ont débuté leur carrière professionnelle à Rennes. «Un grand club, ce sera pour plus tard» , disait-il d'ailleurs il y a quelques mois.
Milieu de terrain doué techniquement, Yoann Gourcuff poursuit son apprentissage de la L1. A 19 ans, il progresse régulièrement, au point même qu'il devrait être l'une des révélations de la saison. A Rennes, Laszlo Bölöni compte sur lui depuis le début du championnat. Un joueur à suivre, mais qui pourrait rapidement s'exiler.

Club : Rennes. via maxifoot

mardi 20 mai 2003

vainqueur de la coupe Gambardella en mai 2003

 --------------------------- impression de Yoann après cette victoire --------------------Yoann et la coupe
 Yoann Gourcuff : « C’était une finale grandiose, vraiment plaisante à disputer. Je veux surtout avoir une pensée pour mes coéquipiers qui n’ont pas pu entrer en jeu ce soir. Je leur dédie cette victoire. C’est celle de tout un groupe. Nous avons su rester sérieux tout le match pour nous imposer avec la manière. Mon père, Christian, avait remporté ce trophée. Je le rejoins au palmarès avec grand plaisir d’autant plus qu’il était présent dans les tribunes du Stade de France ce soir. »